
Ce n’est plus un secret pour personne mais Mac Demarco a dominé dans l’indiesphère la décennie précédente. Et même si ses albums précédents tels que Here Comes The Cowboy en 2019 (chroniqué ici) ou encore l’instrumental Five Easy Hot Dogs en 2023 (chroniqué ici) sans oublier son looooooooong inventaire musical de 8h (et j’étais vraiment allé jusqu’au bout, j’ai dû prendre un RTT pour tout écouter d’une traite) n’ont pas suscité de réel intérêt, personne ne peut nier l’influence de notre protagoniste. Mais quelque chose nous laisse à penser qu’il n’a rien perdu de son inventivité, comme l’atteste son véritable nouvel album qui s’intitule Guitar.
Pour cette nouvelle aventure musicale, Mac Demarco opte pour la paix et la sérénité à travers ces douze compositions sentant bon l’artisanat. Comme l’affirme le titre de son album, le musicien canadien est armé de son instrument de prédilection en empruntant un virage bedroom-folk, comme l’atteste des compositions rêveuses et cotonneuses telles que le morceau d’ouverture nommé « Shining » plantant le décor comme il se doit avant de nous embarquer dans un périple onirique avec « Sweeter » et « Nightmare ». Les instrumentations sont plus minimalistes que jamais mais ne sont jamais dénuées d’émotion.
On peut considérer Guitar somme étant la bande-son idéale de cette fin d’été. Mac Demarco, seul aux commandes, réussit à nous enivrer par cette douce mélancolie qui se manifeste lors des écoutes répétées de « Terror » mais également de « Rock And Roll » et de « Nothing At All » étant les seuls morceaux dépassant les trois minutes. Cet univers acoustique et artisanal sait nous charmer jusqu’au bout avec « Knockin » et « Holy » notables pour cette basse légèrement imposante. Après un « Rooster » en guise de conclusion douce-amère, Mac Demarco signe un retour pour le moins satisfaisant où il opte pour la simplicité, chose à laquelle il ne nous a pas habitué depuis longtemps.
Note: 8.5/10
