
Depuis plusieurs mois, on entend parler d’eux. Oui, eux ! Et comme Les Envahisseurs, ils sont partout. Partout ! Chaque année un nouveau groupe qui possède une grosse grosse hype: Royel Otis. Le duo venu tout droit de Sydney et composé du guitariste Royel Maddell (celui qui a une chevelure rose et qui cache son visage à chaque fois) et du chanteur Otis Pavlovic (ancien acteur et modèle dans sa jeunesse) a conquis l’indiesphère avec ses reprises de Sophie Ellis-Bextor ayant enflammé les réseaux sociaux. Toutes les lumières sont sur eux et force est de constater qu’ils présentent leur second album de hickey. Est-ce que toute cette hype vaut vraiment le coup ? Bah…
Il n’y a pas à dire, Royel Otis est du genre à transporter son auditoire avec des compositions indie pop post-adolescentes et nostalgiques tombant à pic en cette fin d’été. Autant dire que le duo australien enfonce le clou avec ce successeur de PRATTS & PAIN paru l’an dernier avec ces titres à la fois feel-good et faussement candides tels que « i hate this tune » et « good times » qui ne vont jamais louper le coche. Enfin presque car avant l’été, ils ont eu chaud au cul car ils se sont pris une sauce avec leur titre « moody » qui est devenu leur plus gros tube taxé (à tort ou à raison, c’est à vous de juger parce que je sais pas…) de misogynie à cause de la fameuse phrase « My girl’s a bitch when she’s moody ». Hors de question de prendre le chemin de Frédéric Beigbeder, Alex Hitchens ou de Nicolas Bedos, Royel Otis a expliqué le contexte. Ouf, nous voilà rassurés.
Car le reste de hickey est un répertoire de morceaux absolument sweet et doux-amers avec en ligne de mire « torn jeans » ou bien encore « who’s your boyfriend » et « car » où les guitares jangly de Royel Maddell, les claviers aériens et la voix suave pleine de nostalgie d’Otis Pavlovic se complètent. Malgré tout, Royel Otis ne va pas révolutionner le genre car on constate des relents de Phoenix, The Drums et de Parcels tout au long de ce nouveau disque faussement nonchalant notamment lors des écoutes de « dancing with myself » (et ce n’est pas une reprise de Billy Idol, je vous vois venir) mais également de « say something » et « more to lose ».
Après une conclusion claire-obscure et rafraîchissante du nom de « jazz burger », hickey répond à toutes ses attentes. Tiraillé entre euphorie et mélancolie, fin d’été légère et mélancolie automnale, le duo australien est bien paré pour trouver un succès d’estime destiné à mettre du baume au cœur à son auditoire et c’est tout à leur honneur.
Note: 7.5/10
