
En l’espace de trois albums, The Beths a réussi à s’imposer dans l’indiesphère actuel. On avait laissé le quatuor néo-zélandais avec un prédécesseur nommé Expert In A Dying Field (chroniqué ici) qui fut de très grande qualité trois années plus tôt. Mais à l’approche de la rentrée, l’heure est venue pour eux de frapper de nouveau fort avec leur successeur tant attendu du nom de Straight Line Was A Lie.
Et quelque chose nous dit que ce quatrième album sera beaucoup plus personnel. En effet, Liz Stokes a traversé une passe difficile, entre l’annonce de son diagnostic de la maladie de Graves et du syndrome de la page blanche, sa santé mentale en a pris un coup. Mais fort heureusement, elle en ressort plus grandie que jamais et compte se livrer avec beaucoup plus de sincérité sur ce Straight Line Was A Lie qui débute avec le morceau-titre plantant le décor comme il se doit. On retrouve ainsi leur formule power-pop fétiche fonctionnant à merveille comme sur « Mosquitoes » ainsi que « No Joy » très Breeders dans l’âme qui feront l’excellence de The Beths.
Bien évidemment au milieu des hymnes incisifs tels que « Take » et « Ark Of The Convenant », c’est Liz Stokes qui tire son épingle du jeu avec son songwriting plus vibrant que jamais. On pourra citer entre autres le bouleversant « Mother, Pray For Me » mêlé au jeu de fingerpicking et à l’orgue reflétant sa crise existentielle tout comme sur « Til My Heart Stops » et la conclusion méditative nommée « Best Laid Plan » rappelant que la vie reste imprévisible malgré tout. Et en ce sens, Straight Line Was A Lie marquera une étape importante dans la discographie du quatuor néo-zélandais où leur power-pop peut s’avérer émotionnelle.
Note: 8/10
