
C’est fou de voir à quel point cette rentrée nous donne du fil à retordre en matière de nouvelles sorties et de come-backs. Le dernier exemple en date est tout de même Múm qui n’avait pas donné signe de vie depuis plus d’une décennie, soit depuis leur fabuleux Smilewound en 2013. Douze longues années se sont écoulées pour que le légendaire groupe islandais revient en pleine forme à l’aube de l’automne avec leur huitième album nommé History Of Silence.
Une chose est sûre, c’est que Múm n’a rien perdu de sa magie lorsque l’on écoute ce nouveau périple musical tant attendu. History Of Silence brouille de nouveau les pistes entre electronica vaporeuse, dream-pop angélique et pop de chambre glaciale dès le départ avec un « Miss You Dance » aussi bien cristallin qu’enjoué avant que n’intervienne des arrangements presque orchestraux taillés sur mesure. Le combo islandais n’hésite pas à nous mener en apesanteur par la suite avec l’enivrant et ensorcelant « Kill The Light » ou avec le fluide et éthéré « Mild At Night » qui suivent.
History Of Silence continue dans cette lancée avec ce spleen langoureux et nostalgique qui aura fait le sel de Múm depuis plus de 25 ans maintenant. On en veut pour preuve d’autres perles envoûtantes à l’image de « Avignon » aux orchestrations rappelant le dernier album de Radiohead mettant en valeur l’interprétation aérée de Sigurlaug Gisladottir avant d’errer vers des terrains plus expérimentaux avec ce mélange de sons analogiques et digitaux du très rythmé et gentiment ludique « Only Songbirds Have A Sweet Tooth ». Alternant montagnes russes avec « Our Love Is Distorting » et ballades mélancoliques et gentiment ambient que sont « A Dry Heart Needs No Winding » ou encore le gracieux « I Like To Shake » prenant son envol, ce nouveau disque du combo islandais renoue ainsi avec la magie qui aura longtemps fait leur renommée insulaire et qui nous transportera dans des contrées indescriptibles.
Note: 8/10
