
L’année 2024 était à coup sûr celle d’Astral Bakers. Le superquatuor composé de SAGE (chant, guitare), Theodora (basse, chœurs), Nico Lockhart (guitare, chœurs) ainsi que de Zoé Hochberg (batterie, chœurs) était sorti des sentiers battus avec un premier album du nom de The Whole Story (chroniqué ici) qui viendra tutoyer les sommets comme il se doit. Mais il est hors de question pour eux de se reposer sur ses lauriers car l’heure est venue de solidifier leur statut avec leur successeur qui s’intitule Vertical Life.
Pour cette nouvelle aventure musicale, Astral Bakers a posé leurs valises outre-Atlantique et viendra s’offrir les services de Sam Evian en personne. Le superquatuor revient plus inspiré que jamais à travers cette épopée soft-grunge qui s’annonce plus douce-amère que jamais, comme le prouve le morceau d’ouverture nommé « Healing » plantant le décor comme il se doit. On aperçoit un virage plus contemplatif notamment lors des écoutes des morceaux délicats que sont « Into The Sea » et « Mirror » qui suivent à travers ces guitares soyeuses menant la danse comme il se doit.
Là où The Whole Story brillait pour ce côté musical, Vertical Life est notable par ce dialogue constant entre les quatre musiciens. Les voix des quatre musiciens sont mis en avant et sont vecteurs de multiples émotions lorsque l’on écoute d’autres monuments tels que « It Wouldn’t Last » ainsi que « No Rain On Internet » entre autres, où les voix qui tantôt s’affirment tantôt s’avèrent fragiles allant de l’introspection onirique à l’énergie presque grungy de façon fluide. Ajoutez ceci à des pièces contemplatives et chaleureuses que sont « A Dog In A Manger » et « She Takes A Pill » et vous obtiendrez un Vertical Life impressionnant qui s’achève avec un « Within A Heartbeat » des plus somptueux où Astral Bakers brouille intelligemment les pistes entre l’ascension et le vertige, la retenue et le lâcher-prise.
Note: 8.5/10
