
Il y a trois années de cela, elie zoé avait marqué les esprits avec son précédent album du nom de Hello Future Me (chroniqué ici). L’artiste originaire de Lausanne avait remporté tous les suffrages avec son univers indie rock en clair-obscur. D’ailleurs, vous avez remarqué que je l’appelle elie zoé et non Emilie Zoé ? Normal car c’est comme cela qu’il faut l’appeler et le genrer au masculin désormais. Et vous allez devoir vous familiariser avec ça car cela sert pour son nouvel album qui s’intitule shifting forms.
Quoi qu’il en soit, le musicien lausannois décide d’effectuer son retour en guise de renaissance et de transformation à travers ces neuf nouvelles compositions ô combien immersives. C’est en comptant sur le toujours aussi fidèle Louis Jucker derrière les manettes qu’elie zoé décide de prendre son envol à travers des titres indie rock racés comme « devour the sun » qui ouvre le bal où il navigue entre feu Elliott Smith et Girls In Hawaii avant de prendre le large avec « dormant plants » et « contact zone » en ligne de mire. L’interprétation est plus rugueuse mais la poésie reste douce malgré tout sur shifting forms et c’est ce qui fait tout son charme.
Entre moments éthérés avec « pale eyes » et d’autres beaucoup plus électriques avec « change my name », elie zoé viendra également s’interroger sur son rapport au monde qu’il a du mal à apprivoiser. Une chose est sûre, c’est que shifting forms reste un véritable ascenseur émotionnel qui prendra de la hauteur avec également « think like a mountain » et la conclusion ô combien aérienne nommée « how we break » qui permettra à l’artiste lausannois de s’affirmer une fois de plus. Une réinvention musicale salvatrice en somme.
Note: 7.5/10
