Camp Trash – Two Hundred Thousand Dollars

Camp Trash n’avait laissé personne indifférent avec leur précédent album nommé The Long Way, The Slow Way il y a trois années de cela maintenant. Le quatuor originaire de Floride a réussi à s’imposer dans le paysage musical avec leur pop-punk bien fougueux et c’est tout à leur honneur. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour eux de frapper de nouveau fort avec leur successeur qui s’intitule Two Hundred Thousand Dollars.

Très rapidement, Camp Trash retrousse ses manches en nous offrant une bonne salve emo/power-pop pendant une bonne demie-heure. S’ouvrant avec un « Year Of The Pain » des plus explosifs, le quatuor passe la seconde avec beaucoup d’efficacité tout en racontant avec beaucoup de légereté cette bande d’escrocs prêt à tout pour acquérir 200.000 dollars et ce malgré des méthodes parfois illicites. On poursuit ces aventures avec beaucoup d’attention notamment lors des brûlots survoltés comme « Signal Them In » et « Between The X’s qui suivent et qui ne laisseront personne indifférents.

Alors même si tout n’est pas parfait sur ce Two Hundred Thousand Dollars avec entre autres « No Vision » qui s’achève trop brutalement alors que l’on se prend un bon solo de guitare endiablé, il n’empêche que Camp Trash se montre plus inspiré qu’auparavant. Que ce soit sur « Albi » ou sur « Bigger Better Drug », le groupe américain insiste sur les détails que ce soit au niveau du storytelling qu’au niveau des arrangements notamment sur « Believer Now/Rosebowl ’98 » et sur « Cousin Zach (Born Lucky) » entre autres. Ajoutez cela à une conclusion plus Britpop dans l’âme du nom de « Heaven or Wisconsin » et vous obtiendrez un Two Hundred Thousand Dollars pour le moins détonnant et plus immersif que son prédécesseur.

Note: 7.5/10