
Vous pensez en avoir fini avec Pretty Inside ? C’est tellement mal connaître Alexis Deux-Seize (bassiste d’Opinion pour rappel) qui nous avait mis KO avec le précédent album nommé I Care About You l’an dernier. En cette fin d’année, la formation bordelaise en rajoute une couche avec leur successeur qui se nomme Ever Gonna Heal.
C’est en continuant de battre le fer tant qu’il est encore chaud que Pretty Inside viendra s’imposer une fois de plus à travers ces douze nouvelles compositions incisives. Ever Gonna Heal s’ouvre avec un « Are You Away » à mi-chemin entre indie folk noisy et lo-fi absolument enchanteur avant de brancher les guitares avec les accents grungy de « The Person That I Hate » et « Fiction Addiction » qui suivent et qui ont de quoi rappeler la flamboyance de Dinosaur Jr. ou encore de Sebadoh. Une belle entrée en matière que nous offre le groupe bordelais, ma foi.
Mais cela ne s’arrête pas car Pretty Inside continue de nous procurer d’innombrables frissons à travers ces influences so 90’s. Entre moments lo-fi enchanteurs (« Clairvoyance », « Really Diggin You ») et secousses noisy dévastateurs (« Skin », « Useless Thrll »), Ever Gonna Heal réussira à nous transporter au lointain grâce à ce large éventail d’émotions. Allant de la rage à la douceur comme « Bojack Sparklehorseman » avant de monter en intensité sur la conclusion qui est un véritable ascenseur émotionnel, la formation continue de briller de mille feux avec ce nouveau disque flamboyant qui contient quatre titres bonus absolument jouissifs dont la perle psychédélique qu’est « Merry Me » et d’autres noisy avec « Sedative Sleep » et « Sorry For Your Loss ». Donc non, Pretty Inside ne compte pas en rester là.
Note: 8/10
