
Il y a trois années de cela, nous avions découvert le talent si singulier de Dajak avec un premier album du nom de Les Larmes du Soleil. L’artiste originaire de Melun qui a collaboré avec Aupinard entre autres a réussi à brouiller les pistes entre différents genres pour en faire un style musical à la fois enivrant et époustouflant qui continuera de prendre de la hauteur avec son successeur qui s’intitule Solar Stereo.
Voici venir douze nouveaux titres où Dajak continue de mêler avec brio indie folk, dream-pop, ambient et phrasé hip-hop pour un maximum de sensations auditives. Solar Stereo s’ouvre avec un « Vers le soleil, tu cours » des plus brumeux et désertiques qui suffira pour nous transporter au lointain tandis que notre protagoniste livre ses batailles internes de bout en bout avec « Cimetière d’éléphants » et « Hâte de vivre » qui suivent.
C’est en mêlant une production plus brute et organique que Dajak réussit à exprimer sa mélancolie et son anticonformisme. Notre protagoniste se bat contre ses névroses qui le poursuivent encore aujourd’hui notamment lorsqu’elles sont magnifiquement exprimées sur « RER D », « Soleil d’hiver » ou bien même sur « Normandy Beach » avant de prendre de la hauteur avec d’autres titres contemplatifs et hypnotiques que sont « Les tournesols » et « La boucle » en guise de conclusion spatiale aux reverbs dignes de Black Angels. Il ne fait aucun doute que Solar Stereo viendra nous bouleverser en ce début d’année, une preuve que Dajak ne laissera personne indifférent.
Note: 7.5/10
