
Si il y a un groupe pour lequel j’attendais impatiemment leur premier album, c’est bel et bien Nastyjoe. Depuis un bon bout de temps, le groupe bordelais a réussi à se faire un nom avec leur univers musical percutant leur ayant permis de se faire une réputation scénique en passant par de nombreux tremplins (Prix Chorus, iNOUïS du Printemps de Bourges…) en quelques années. Alors forcément, on avait de gros espoirs pour leur premier album qui se nomme The House pour débuter cette année.
Et très rapidement, Nastyjoe va imposer son style à mi-chemin entre post-punk et indie rock anglo-saxon que l’on retrouve tout au long de ces dix nouveaux titres absolument ciselés. Démarrant en trombe avec un « Strange Place » où le quatuor bordelais nous incite à réveiller les fantômes du passé afin de mieux les confronter et de rejeter tous stéréotypes comme sur d’autres morceaux tranchants à l’image de « Dog’s Breakfast » et de « Hole In The Picture » rappelant aussi bien Fontaines D.C. que Blur musicalement parlant.
C’est en pénétrant dans cette maison où règne l’incertitude, les tourments et autres luttes internes ainsi que l’envie d’évasion que Nastyjoe décide de faire un gros coup de ménage. Ces questionnements profonds trouveront énormément d’écho notamment lors des écoutes de « Wire » mais également de « Things Unsaid » scindé en deux parties distinctes et de « Blood In The Back » aux sensations auditives étrangement surréalistes qui permettront au groupe d’allier une écriture vibrante et introspetive avec des compositions percutantes et presque urgentes. Il ne manquera plus qu’un dernier cri du cœur noyé dans la solitude du nom de « Outside It’s Cold » pour que ce catalyseur de dix titres puisse nous procurer d’innombrables frissons.
Note: 7.5/10
