
Le début d’année est toujours riche en retours musicaux, c’est un fait. Le dernier exemple en date est tout simplement Peaer qui n’avait pas donné signe de vie depuis l’été 2019 avec leur précédent album nommé A Healthy Earth. Et putain, qu’est-ce qu’ils nous ont manqué, les bougres ! Heureusement que Peter Katz et ses acolytes décident de retrousser leurs manches une fois de plus avec leur successeur tant attendu du nom de Doppelgänger.
Le trio de Brooklyn emprunte un virage plus introspectif et thérapeutique sans jamais trahir leurs origines musicales. A mi-chemin entre slowcore, math rock et indie rock slacker, Peaer va dévoiler ses névroses dès le départ avec « End Of The World » où Peter Katz raconte ses angoisses par rapport à ses contenus personnels qui seraient susceptibles d’être dévoilés au monde entier mais également avec « Part Of The Problem » aux faux airs de Peach Pit et le raffiné « Just Because » où le contexte sociopolitique actuel a un poids bien trop important dans notre vie de tous les jours.
Doppelgänger permettra à Peaer de s’exprimer sur l’état du monde et leurs opinions n’ont clairement pas changé depuis la dernière fois. C’est notamment le cas des moments pour les moins intenses tels que « No More Today » et « Rose In My Teeth » rappelant du David Bazan pur jus avec ces mélodies somptueuses qui vont prendre de l’ampleur avec ses riffs plus aiguisés que jamais avant de s’achever sur un coda digne de Trail of Dead ou encore « Bad News » rappelant quelque peu The Mars Volta. Il ne manquera plus que des titres teintés d’originalité comme « Button » aussi bien jovial que sinistre ou bien encore les plus atmosphériques « I.D.W.B.W.Y. » et le plus lo-fi « Future Me » pour faire de ce disque un retour absolument exceptionnel de Peaer. Et on n’est clairement pas déçus.
Note: 8/10
