Victoryland – My Heart Is A Room With No Cameras In It

Il y a un an et demi de cela, Victoryland avait fait son entrée remarquable avec un premier album nommé Sprain. Derrière ce projet musical, on retrouve le musicien de Brooklyn Julian McCannam qui fut membre du groupe Blood qui s’est séparé une semaine après la sortie de l’album. Mais toujours est-il que ses débuts en solo furent absolument salués et forcément, notre protagoniste était attendu au tournant avec son successeur nommé My Heart Is A Room With No Cameras In It.

Ce qui fera la singularité de Victoryland, c’est tout simplement cette sublime alliance entre bedroom-pop et indie rock gentiment psychédélique mais avec cette production DIY en prime. My Heart Is A Room With No Cameras In It débute avec un « Here I Stand » aussi bien somptueux que gentiment sophistiqué avec cet aspect touchant rappelant du This Is Lorelei par moments avant de prendre son ampleur avec les touches psychédéliques de « No Cameras » et de « I got god » beaucoup plus catchy. Une chose est sûre, c’est que le natif de Brooklyn possède une sacrée inventivité et on ne va clairement pas s’en plaindre.

Le second album de Victoryland est aussi bien chargé en émotions que percutant sur les arrangements avec des moments tantôt dansants (« You Were Solved ») tantôt électriques (« Fits »). Que ce soit sur « Keep Me Around » avec cette mélodie au piano si envoûtant ou sur les plus tentaculaires « Arcades » et « Blur », l’artiste dévoile sa palette artistique avec beaucoup de réussite notamment lors des écoutes de la ballade onirique nommée « Beach Death » et de la conclusion jangly du nom de « I’ll Show You Mine ». Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce My Heart Is A Room With No Cameras In It un sublime disque qui nous accompagnera toute cette année, et c’est grâce à un Victoryland qui prend définitivement son envol.

Note: 9/10