
C’est avec un seul album que Sam Quealy a réussi à conquérir la planète entière. La musicienne australienne a mis tout le monde d’accord avec Night Shade qui nous a ensorcelé comme jamais avant de confirmer avec Blonde Venus l’année suivante. Et encore moi, je ne me suis toujours pas remis de son passage complètement survolté au festival Pete The Monkey, c’est dire de l’impact. Mais toujours est-il qu’elle continue de nous en faire voir de toutes les couleurs avec son successeur tant attendu du nom de Jawbreaker.
La reine du clubbing actuelle n’aura pas fini de frapper fort à travers ces onze nouveaux titres absolument exubérantes. Sam Quealy nous embarque dans une épopée à la fois hédoniste et fascinante qui débute avec un « Londontown » des plus frénétiques où elle brouille avec beaucoup de facilité les influences disco, eurodance et synthpop avant d’enfoncer le clou avec « Starlight » et « Say My Name » où l’euphorie et la vulnérabilité se confondent avec tant d’élégance. C’est en mélangeant avec soin le désir, la nostalgie et l’attraction d’un lieu rêvé que Jawbreaker ira attirer notre attention.
Sam Quealy est tiraillée entre cette innocence enfantine et les névroses d’adulte tout au long de ce Jawbreaker. Que ce soit sur les allures rave de « Girls Night » ou de « Pussy Power » dont le titre est clairement explicite, la plus parisienne des australiennes se montre à la fois exubérante et sensible tandis qu’elle marche clairement sur les pas d’Italians Do It Better et des sonorités Hi-NRG pour un résultat impressionnant notamment sur « Flying Solo » entre autres. Passant de l’ombre (« Strings of Terror ») à la lumière (« By My Side » avec Marlon Magnée), ce second album qui se clôture avec une ballade menée à l’Omnichord qu’est « Love Fontaine » absolument touchante est riche en sensations fortes et c’est sans compter sur le talent incommensurable de Sam Quealy.
Note: 7.5/10
