Plantoid – Flare

Je pense que tout le monde est d’accord pour dire que Plantoid a plié la concurrence avec leur premier album nommé Terrapath il y a deux années de cela, presque jour pour jour. Le trio originaire de Brighton est sorti des sentiers battus avec ce mélange entre rock progressif et rock psychédélique qui a fait de sacrés dégâts dans la scène musicale et qui leur a permis de tourner dans les quatre coins du monde. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour eux de frapper de nouveau fort avec leur successeur tant attendu du nom de Flare.

Et très vite, Plantoid arrive en position de force dès le départ avec « Parasite » qui est une véritable force de frappe. Les instrumentations se font plus musclées mais toujours aussi techniques avant d’être un brin adoucies par l’interprétation enivrante de Chloe Spence notamment lors des écoutes du plus groovy « Ultivatum Convention » et de « The Weaver » avec cette rythmique faussement bancale qui s’annoncent moins prog et plus math-rock qu’à l’accoutumée. C’est en mêlant riffs lourds et mélodies psychédéliques que le trio de Brighton continue de prendre de l’ampleur et ce de la plus belle des manières.

Flare permettra au groupe d’élargir un peu plus leurs horizons et c’est auprès des contrées dignes de Squid et de black midi (j’en profite au passage pour dire repose en paix à l’ancien guitariste du groupe Matt Kwasniewski-Kelvin). C’est d’autant plus notable lors des déluges tantôt jazzy tantôt psychédéliques de l’électrique et labyrinthique « Dozer » ou bien encore de « Good For You » où Plantoid compte sur les signatures rythmiques surprenantes et imprévisibles ainsi que des riffs virevoltants pour appuyer la créativité. Mais ce qui fait également la force de ce Flare, c’est de manier cette tension si palpable de bout en bout avec « Splatter » ou la conclusion du nom de « Daisy Chains » en guise de montagne russe sensationnelle. Ajoutez cela à l’alchimie imparable de Plantoid et on est paré pour un périple musical absolument sensoriel dont on n’en ressortira pas du tout indemne.

Note: 8/10