
On avait laissé Puma Blue en pleine forme avec un précédent album du nom de Holy Waters il y a deux années et demi de cela maintenant. Le musicien londonien basé à Atlanta continue de prendre de l’ampleur avec son univers musical parsemé de nuances et d’émotions qui n’aura pas fini de nous étonner. On en veut pour preuve son successeur tant attendu du nom de Croak Dream.
Et autant vous dire que Puma Blue décide de sortir de sa zone de confort pour cette nouvelle aventure musicale qui s’avère plus inouïe que jamais. Croak Dream s’ouvre sur un « Desire » des plus minimalistes et claustrophobes où notre musicien brouille les pistes entre trip-hop et neo soul, à mille lieues de l’esthétique bedroom-pop des débuts. Très vite, on navigue dans cette atmosphère bleu nuit qui n’aura pas fini de nous ensorceler avec « Mister Lost » et « Hold You » aux textures étrangement nocturnes et insomniaques.
C’est à travers des breakbeats ensorcelants mêlés aux influences krautrock et trip-hop que Puma Blue viendra attirer notre attention sur Croak Dream. Et c’est à travers d’autres morceaux pour les moins hypnotiques que sont « Heaven Above, Hell Below » ou encore « (Fool) » et « Hush » que notre protagoniste réussit à mettre à nu à travers sa plume introspective qui nous fera frémir comme jamais. A mi-chemin entre Portishead, Chet Faker et Jeff Buckley, l’artiste londonien tutoie de nouveaux sommets avec également « Jaded » et « Cocoons » faisant effet (moins sur « Silently » malheureusement qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe) dans ce périple nocturne qui s’achève avec un « Yearn Again » des plus épurés. Aussi bien cathartique qu’immersif, Croak Dream permettra à Puma Blue de se muer en un véritable artiste caméléon, voire d’un animal nocturne.
Note: 8/10
