
Il y a un an de cela, Roma Luca était sortie des sentiers battus avec son premier EP du nom d’Invisible Figure. L’artiste que l’on a connu dans le trio Ottis Cœur a réussi à se réinventer avec tant de classe grâce à ses compositions plus clairs-obscures, à mi-chemin entre Françoiz Breut et Angel Olsen. Cette année, elle viendra enfoncer le clou avec son successeur qui s’intitule Séléné.
En six titres, Roma Luca continue de brouiller les pistes entre le dynamisme et la mélancolie à bon escient avec ces influences soft-rock pour les moins clairvoyantes. Le morceau-titre introductif qui est un hommage à la déesse de la pleine lune plante les bases de son univers doux-amer tandis que l’on se laisse bercer par cette délicatesse poétique si frémissante notamment sur « Du noir sur la colline » ou bien même sur « Les histoires que j’aime ». Tiraillé entre la rage et l’espoir entre autres sur « Ne baissons pas les bras » qui est un véritable manifeste politique face à l’oppression, Roma Luca compte briller de nouveau avec cette capacité de jouer avec les nuances tout au long de ce Séléné absolument vibrant et singulier.
Note: 8/10
