
Mascus, droitards, millionnaires, fachos, chouinez bien fort car Les Vulves Assassines sont de retour pour votre plus grand malheur. La formation punk-rap féministe que les incels adorent détester n’a pas donné signe de vie depuis leur second album nommé Das Kapital il y a quatre années de cela. Et depuis, le monde a quelque peu changé: la scène musicale tandis que l’on vire tout droit vers la fascisation du monde. Allons savoir ce qu’elles ont à dire avec leur successeur nommé Vulcanae Rock’n’Rolla.
Après une introduction totalement décalée du nom de « Bretelles en do mineur » sous fond de chanson française en faisant une ode au pénis, Les Vulves Assassines sortent de nouveau la sulfateuse avec « Louise Mitchell » et « Putaclic » qui est l’hymne par excellence face aux fake news qui pullulent nos réseaux sociaux (*tousse* Facebook *tousse*). Toujours aussi piquant, militant et festif, le collectif continue de taper là où ça fait mal (ou bien, c’est selon) notamment sur « Notre programme » en reprenant le flow de B2O sur le titre « Kalash » et en présentant leur programme d’extrême-gauche qui refilera l’urticaire aux gens biberonnés à CNews. Et puis merde, on a le droit d’espérer un peu dans cette foutue France de Macron, non ?
Mais cela ne s’arrête pas là car Vulcanae Rock’n’Rolla ira foncer à toute allure avec « Les champignons » qui est l’ode antifa par excellence mais également avec « Bienvenue dans mon open space ». Au milieu de ces brûlots incisifs surgissent quelques moments d’émotion avec des titres contemplatifs à l’image de « A toute vitesse » dédié aux anges partis trop tôt mais encore de « Le bon vieux temps » rappelant la droite chiraquienne qui n’était pas aussi autoritaire qu’aujourd’hui. Comme quoi, il y a tout de même un brin d’émotion dans leur musique avant de repartir de plus belle avec « Tous les millionnaires en route pour l’univers » aussi bien agressif que ludique avant de s’achever sur une conclusion étrangement onirique du nom de « Ton château ».
Avec Vulcanae Rock’n’Rolla, Les Vulves Assassines élargissent encore plus leurs horizons sans jamais dénaturer leurs propos militants en offrant leur propre vision d’une société anticapitaliste, féministe et revendicative. Leur punk-rap teinté d’electronica et de rock’n’roll reste toujours aussi présent avec une large palette d’émotions afin de mieux toucher son auditoire, et c’est mission réussie. Tant pis si les fafs et les boomers iront rager.
Note: 7.5/10
