
Il y a trois années, Gia Margaret avait mis de nouveau d’accord avec son précédent album nommé Romantic Piano. La musicienne venue de Chicago était sortie des sentiers à travers son univers musical devenu instrumental qui reste avant tout immersif et riche en émotions. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour elle de faire son retour avec l’arrivée de son successeur qui s’intitule Singing.
Comme son nom l’indique, Gia Margaret revient au chant, chose à laquelle elle ne nous a pas habitués depuis son premier album que fut There’s A Glimmer en 2018. Pour celleux qui s’en souviennent, l’artiste était atteinte d’une maladie qui a impacté ses cordes vocales et qui l’a empêché de chanter pendant de longues années. Mais aujourd’hui, elle a battu sa maladie et annonce sa résurrection vocale, comme le prouve le morceau d’ouverture nommé « Everyone Around Me Dancing » où la production atmosphérique se marie à merveille avec son interprétation gracieuse comme sur « Cellular Reverse » et « Moon Not Mine ».
C’est en comptant sur la participation de Guy Sigsworth de Frou Frou mais également de Kurt Vile, David Bazan, Sean Carey ainsi que son acolyte de toujours qu’est Doug Saltzman que Gia Margaret pourra assurer sa renaissance artistique de la plus belle des manières. C’est à travers de sublimes compositions immersives que sont « Rotten » ou encore « Good Friend » à mi-chemin entre pop délicat et ambient feutré où le réapprentissage vocal de l’artiste suffira à nous émouvoir au milieu de ces instrumentations aérées et pleines de sensations fortes.
Ajoutez ceci à de moments dénuées d’artifices que sont « Phone Screen » et « E-Motion » en guise de conclusion éclatante qui synthétisent avec brio le renouveau de Gia Margaret qui n’aura pas fini de nous émouvoir à chaque écoute. Non seulement, elle a retrouvé sa voix mais elle saura provoquer d’innombrables frissons comme personne.
Note: 8.5/10
