Body Type – Tally

Une chose est sûre, c’est que Body Type continuera de marquer les esprits. Le quatuor indie rock australien n’a absolument laissé personne indifférent avec leur Expired Candy paru il y a trois années de cela maintenant. Alors forcément, nos quatre protagonistes se sont faites attendre et à raison car les voici de retour avec son successeur nommé Tally.

C’est en comptant sur la participation de Stella Mozgawa de Warpaint non derrière les fûts mais derrière les manettes que Body Type viendra de nouveau faire forte impression. Tally s’ouvre avec un « And What Else? » des plus incisifs où Annabel Blackman (chant, guitare), Sophie McComish (chant, guitare), Georgia Wilkinson-Derums (chant, basse) et Cecil Coleman (batterie) retroussent leurs manches en nous offrant une bonne dose d’indie rock noisy et de post-punk incisif comme on aime. C’est notamment le cas lors des écoutes de « Sick Bag » et de « Mulbery » où les quatre australiennes réussissent à tirer leur épingle du jeu une fois de plus.

Mais ça ne s’arrête pas là car les arrangements beaucoup plus riches suffisent pour nous en faire voir de toutes les couleurs. Tout ceci prouve que Body Type brille lorsqu’elles sortent de leur zone de confort avec des moments ô combien inspirés tels que « Eye Is A Mouth To A Face » possédant quelque chose de The Au Pairs mais encore d’autres plus DIY dans l’esprit comme « To Give A Rose » et « Planet 8 » aux arrangements vocaux dignes de The B-52’s. Aussi bien fougueux qu’enivrant, Tally permet de montrer au groupe australien de régner en maîtresse avec les allures plus jangle-pop de l’acoustique « Gorgeous » bien nommé ou le plus rugissant « Do You Want To Cry Your Eyes Out? ».

Après une conclusion des plus mélancoliques du nom de « Everything All In A Row », Body Type a signé un véritable tour de force avec Tally. Grâce à l’apport de Stella Mozgawa à la production, le quatuor réussit à faire parler leur singularité grâce à des arrangements plus riches et des compositions plus incisives qu’à l’accoutumée. Et cela mérite toute notre attention.

Note: 8.5/10