Ian Sweet – Shiverstruck

On avait laissé Ian Sweet en plutôt bonne forme avec un Sucker il y a deux années et demi de cela maintenant. Le projet mené par Jilian Medford continue de prendre de la hauteur avec son univers musical doux-amer et immersif qui n’aura pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs avec son successeur qui s’intitule Shiverstruck.

Une fois de plus, Ian Sweet continue de se raconter en musique, où Jilian Medford raconte son départ de New York pour vivre à Los Angeles tandis qu’elle narre son quotidien absolument éprouvant. Shiverstruck poursuit dans la lignée de Sucker avec l’entrée en matière épurée nommée « 987 » où son interprétation et son jeu de fingerpicking ne font plus qu’un avant d’enfoncer avec les secousses électriques du très mélodieux « Criminal Kissing » qui suit. Une fois de plus, c’est l’efficacité et l’émotion qui priment abord sur ce Shiverstruck qui s’annonce mémorable.

Et on n’est pas au bout de nos surprises car d’autres moments suffiront à nous enivrer. Ian Sweet poursuit dans cette voie avec l’introspectif et vibrant « Jilian » ainsi que des compositions pleines d’empathie telles que « Deadweight » ou encore les rythmiques motorik de l’hypnotique « Hired Gun ». Le storytelling de Jilian Medford réussira à nous toucher comme il se doit car elle se met à nu de la plus belle des manières avec les plus racés « La La Love » et « Wild Heart » avant de cicatriser ses maux les plus profonds avec la conclusion nommée « Speed Demon » notable par cet ascenseur émotionnel hors du commun. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce Silverstruck un véritable périple musical authentique mais qui aurait mérité plus de prises de risque de la part d’Ian Sweet.

Note: 8/10