
C’est en maintenant un rythme d’un album tous les trois ans que Josaleigh Pollett a réussi à se faire une place confortable dans le paysage musical américain. On avait laissé la musicienne originaire de Salt Lake City en pleine forme avec son précédent album nommé In The Garden, By The Weeds il y a trois années de cela maintenant. Allons savoir ce qu’elle nous a réservé pour son successeur tant attendu du nom de If I Let It Quiet.
Une fois de plus, l’indietronica immersive et rêveuse de Josaleigh Pollett continue de nous en faire voir de toutes les couleurs tout au long de ces douze nouveaux titres somptueux. If I Let It Quiet débute avec un « Shed Piano, Birds » des plus cryptiques et atmosphériques avant de laisser place à « Cherry » plus chaleureux et plus acoustique où notre protagoniste poursuit son introspection à travers son introspection vibrante qui prendra de l’ampleur avec d’autres perles cristallines telles que « The Witness » et « Bed of Quiet » qui suivent.
C’est en brouillant les pistes entre arrangements organiques et sonorités digitales que Josaleigh Pollett (ainsi que son acolyte Jordan Watko derrière les manettes) continue de tirer son épingle du jeu. If I Let It Quiet ne déroge pas à la règle avec entre autres les rythmiques gentiment bossa nova de « Like A River » ainsi que des arrangements pour les moins audacieux qui ne dénaturent pas la beauté céleste du disque avec entre autres « Repeating » et « Second Guesser » entre autres. La musicienne de Salt Lake City n’aura pas fini de nous dépayser allègrement avec l’intervention de breakbeats sur « Escape Routes » ou avec des influences plus synthétiques sur « Radio Player » avant que de sublimes ballades telles que « We All Got It Right » et « Tacit » avec ce crescendo émotionnel suffiront pour nous émouvoir comme jamais. Il suffira de peu pour que Josaleigh Pollett puisse émerveiller son auditoire avec cette inventivité sans faille qui se fait entendre sur If I Let It Quiet.
Note: 8/10
