Black Marble – Life In Small Spaces

Il y a cinq années de cela, Black Marble avait marqué les esprits avec son excellent album nommé Fast Idol. Le projet du musicien de Brooklyn Chris Stewart montrait qu’il était sur la pente ascendante avec ce subtil mélange entre coldwave et synthpop qui fait fureur. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour lui de frapper de nouveau fort avec son successeur qui se nomme Life In Small Spaces.

Alors que va nous réserver Black Marble pour son grand retour ? Et bien, Life In Small Spaces viendra apporter une réflexion mûre sur l’industrie musicale qui privilégie beaucoup plus les artistes mainstream et fabriqués de toutes pièces. Le new-yorkais viendra nous étonner de nouveau dès le départ avec « It Always Comes To Me » amenant les guitares jangly au premier plan au détriment des nappes synthétiques, tout comme sur les beaucoup plus catchy « Jim Carol New Year » ou encore « Anything » qui suivent.

C’est en brouillant les pistes entre new wave, indie surf et post-punk que Black Marble réussit à aborder les thèmes du compromis et de l’importance de garder son intégrité avec des morceaux tels que la synthpop intergalactique de « Missing History » ou de « Get Back Up » notable par ses accords dignes de Boards of Canada ou bien encore le plus lumineux « Other Man’s Dream » en ligne de mire. Impossible de ne pas penser aussi bien à Pylon que Wire en passant par R Stevie Moore notamment lors des écoutes de « Guess » plus jangle-pop dans l’esprit mais bien également des moments clairs-obscurs comme « Panopticon Calls » et « Picture When » entre autres.

C’est en avançant dans un monde où tout change que Black Marble continue à garder la tête haute malgré ces ruminations persistantes comme sur « Sonny Boy » en guise de conclusion ensorcelante. Moins éthéré et plus rythmé que son prédécesseur, Life In Small Spaces n’en est pas moins charmant mais également complexe permettant à Chris Stewart de nous étonner à chaque disque.

Note: 8.5/10