Autolux – Pussy’s Dead

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Cela faisait six ans qu’on était sans nouvelles d’Autolux. Depuis le second album Transit Transit en 2010, le trio californien a multiplié les collaborations, notamment avec UNKLE, et les tournées avant de disparaître gentiment de la scène pour prendre du repos. L’année dernière, Autolux a signé sur 30th Century Records, le label de Danger Mouse et on a eu un premier aperçu musical nommé « Change My Head » que l’on pouvait entendre sur la compilation de son label. Cela annonçait également l’arrivée d’un troisième album nommé Pussy’s Dead pour ce mois d’avril.

Et surprise, ce n’est pas Danger Mouse qu’on retrouve à la production de cet opus mais BOOTS (Run The Jewels, Beyoncé, FKA Twigs…) et son influence se fait incroyablement ressentir sur Pussy’s Dead. Autolux se contente du faire du Autolux, soit de nous enivrer avec son mélange de rock expérimental, d’electronica, de noise-pop et de shoegaze avec des titres denses comme l’inquiétant « Soft Scene » avec la voix sensuelle de la batteuse prodigieuse Carla Azar soutenue par des lignes de basse bien grasses et des loops insolents (et bien sa dernière minute instrumentale fabuleuse), « Hamster Suite » aux sonorités trip-hop ou encore « Junk For Code » bien expérimental comme il se doit mais qui se finit trop brusquement.

Ceci dit, alors que l’on plonge dans les limbes, Autolux nous envoie un peu de lumière quand cela lui chante notamment avec la berceuse au piano d' »Anonymous » ainsi que la pop psychédélique sublime de « Change My Head » avec sa mélodie que n’aurait renié Spiritualized. Profitez-en car on rebascule rapidement dans l’obscurité avec le terrassant « Brainwasher » et l’agressif « Listen To The Order » aux riffs de guitare fuzzy bien furieux semant le chaos à la fin du morceau. Et malheureusement toute bonne chose a une fin, Pussy’s Dead se conclut avec le très bon « Becker » qui fait ressortir tout le talent que possède le trio de nous emmener très loin.

Autolux continue son chemin vers la mysticité avec son troisième album Pussy’s Dead et brouille à nouveau les pistes comme il se doit. Avec un travail remarquable de BOOTS à la production et aux compositions riches et denses sans oublier les harmonies vocales complètes du trio, ils continuent à rester le secret bien gardé de la scène expérimentale californienne. En attendant six ans pour un quatrième album, on se réécoutera de temps en temps Pussy’s Dead qui a grave de la chatte.

Note: 7.5/10

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