Nicolas Michaux – A la vie, à la mort

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Nicolas Michaux fut le leader du groupe Été 67 et avec le groupe, il aura sorti 2 EPs et 2 albums entre 2005 et 2010 sans oublier des tournées mémorables. Suite à la séparation, le jeune homme liégois se lance définitivement dans une carrière solo dès fin 2013 mais tout d’abord, il multiplie les voyages à l’étranger, de Brazzaville à Kinshasa, de la Belgique à l’Italie en passant par le Canada et le Danemark afin de parfaire son son. Tous ces voyages auront nourri les influences de son premier album résolument poétique A la vie, à la mort.

Les médias prendront un malin plaisir à le comparer à Albin de la Simone, JP Nataf ou encore à Bertrand Belin même si les influences ne sont pas lointaines. Nicolas Michaux, c’est tout d’abord une plume nostalgique et prenante sous des compositions DIY certes mais totalement attachantes. « Nouveau départ » ouvre le bal et ce morceau est connu depuis un an car il a figuré sur le premier EP éponyme du Belge. Il correspond parfaitement à l’état d’esprit du bonhomme à l’heure actuelle et on sent qu’il revient de loin sur une ballade acoustique enivrante et son refrain chanté en anglais. Le titre éponyme aux allures électro-pop qui suit faisait également parti de l’EP mais reste toujours aussi catchy et dansant.

Se la jouant tantôt séducteur (ou voulant pécho, au choix) sur « Un imposteur » et « Etre deux » tantôt introspectif sur les mélodiques « Croire en ma chance », Nicolas Michaux assure sur tous les points. On sent qu’il s’est débarrassé de l’image pêchu d’Eté 67 qui lui collait à la peau afin de toucher à d’autres styles musicaux comme la synthpop (« Le ciel »), les sonorités afro que n’auraient pas renié Frànçois & The Atlas Mountains (l’excellent « Part of No Part » mi-anglais mi-français), la pop psychédélique (la valse lancinante nommée « Avec vous ») ou même le rock pur et dur (« Si tu me laisses »). Mais celle qui sort véritablement du lot, c’est « Les îles désertes » sans conteste le chef-d’oeuvre du disque. Pendant sept minutes, on se laisse embarquer par un rythme cathartique et une instrumentation minimaliste avec en prime la voix hypnotique du Belge. Puis vers le milieu surgit les instruments et forment une symphonie prenante allant crescendo jusqu’à l’explosion sonique résolument jouissive. Une écoute de ce joyau vaut l’intérêt de ce premier opus.

A la vie, à la mort opère comme une renaissance musicale pour Nicolas Michaux. Le Belge se détache de son ancien groupe afin d’explorer de nouvelles contrées sous fond de poésie percutante mais touchante. En passant en revue ses joies, ses peines et ses rêves, on ne peut qu’inviter à danser avec nous comme il le souhaite tant vu qu’on croit en ses chances.

Note: 8.5/10

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