Mutual Benefit – Skip A Sinking Stone

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On se souviendra toujours de l’effet provoqué par Love’s Crushing Diamond, le sublime premier album de Mutual Benefit paru en 2013. Jordan Lee, la tête pensante du projet, a captivé son auditoire via son répertoire folk orchestral et baroque à mi-chemin entre Sufjan Stevens et Patrick Watson. Ce sublime voyage se renouvelle via ce second opus Skip A Sinking Stone toujours aussi magique.

Dès les notes de piano et cordes de l’introduction « Madrugada », nous voilà replongés dans un conte de fées. Le titre suivant « Skipping Stones » poursuit la rêverie à travers ce piano brumeux, ses arrangements séduisants et bien sûr la voix très élégiaque de Jordan Lee qui nous susurre: « I’m so afraid to fall in love again, I know how it ends ». Chaque morceau possède son lot de merveilles comme les cordes frémissantes et la flûte enchanteresse du paradisiaque « Still Dreamers », la pièce méditative et chaloupée de « Getting Gone » ou la ballade sobre jouée à la guitare acoustique et au piano de « Not For Nothing ».

Si la première partie de l’opus fut composée sur la route pendant la tournée de Love’s Crushing Diamond relatant tous les bienfaits et méfaits des tournées, la seconde partie relate plus l’installation de Jordan Lee et de sa clique à Brooklyn. Entre le bien nommé « Nocturne » que l’on croirait sorti tout droit d’un opéra-folk et les pièces pleines de quiétude comme « Slow March » et « Many Returns », Mutual Benefit nous fait rêver. Mais elle nous décrit aussi bien la réalité trop brute de la ville comme sur l’intermède court mais émouvant de « City Sirens » nous rappelant les brutalités policières et la tragique mort d’Eric Garner, citoyen afro-américain tué étouffé par les mains de la police. Mais il le fait avec élégance et grâce et c’est ce qui est important à souligner.

Sans surprise, Mutual Benefit continue de nous envoûter avec ses prouesses lyriques de Skip A Sinking Stone. Même si l’effet de surprise est absent contrairement au quasi-parfait Love’s A Crushing Diamond, il aura le privilège de montrer un Jordan Lee plus chaleureux et plus professionnel. Après tout, comment ne pas succomber aux compositions tendres et vulnérables ? Notre âme se fond à travers ce condensé d’émotions pures en tous genres et on ne pourra rien y faire.

Note: 8.5/10

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