Devendra Banhart – Ape In Black Marble

devendra-banhart-ape-in-pink-marble-1000sq_1_3Si il manquait bien quelque chose qui nous manquait, c’était Devendra Banhart. Le fidèle représentant de la scène « freak folk » américaine n’a pas vraiment l’unanimité avec ses derniers albums What Will We Be en 2009 et le tropical Mala en 2013, malgré toutes ses bonnes intentions. Trois ans de silence radio aura suffi pour cet auteur-compositeur-interprète texan d’origine vénézuélienne pour revenir en force avec un neuvième album Ape In A Pink Marble assurément intimiste et mélancolique.

Et il y a plusieurs raisons pour ce silence radio du bonhomme. Il a perdu pas mal de proches durant cette période (Asa Ferry du groupe Kind Hearts and Coronets, son père, etc…) et s’est exilé dans son chez-lui à Los Angeles afin de donner naissance à ce disque personnel et minimaliste qu’est donc Ape In A Pink Marble. Et dès le départ, le minimalisme est présent avec le poignant titre d’ouverture « Middle Names » où les arpèges de guitare acoustique et la voix pleine de sobriété de Devendra nous touchent en plein cœur, tout comme la folk-rock quelque peu psychédélique de « Good Time Charlie » avec l’ajout du marimba.

On peut en dire autant pour « Jon Lends A Hand » où le marimba scintille et les claviers vaporeux font bon ménage aux guitares ainsi que les accents afro-funk de « Mara » qui prouvent que Devendra Banhart n’a pas perdu en inventivité, comme en témoigne l’électro-pop rêveuse de « Saturday Night » avec ses arpèges de koto qui relèvent le tout. Ce neuvième album permet d’ailleurs d’explorer d’autres territoires en se montrant plus rythmé comme « Fig In Leather » frôlant le disco, « Fancy Man » aux paroles sarcastiques sans oublier les rythmes bossa-nova du chaloupé « Theme For A Taiwanese Woman In Lime Green ». Mais la plupart du temps, le texan se montre plus réservé et vulnérable notamment vers la fin du disque remplie de ballades crève-cœur à l’image de « Linda » et sa seconde moitié beaucoup plus détachée, « Lucky » ou encore la bouleversante conclusion « Celebration ».

Qu’il est bon de réentendre Devendra Banhart dans son registre habituel. Ape In A Black Marble transpire l’intimité et l’introspection à travers des chansons mélancoliques et sobres qui touchent l’auditeur en plein cœur. Encore une fois, le musicien nous captive dans sa nostalgie qui le ronge au fil du temps, c’est ce qui le rend touchant malgré tout.

Note: 8/10

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