Bonobo – Migration

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De l’eau a coulé sous les ponts depuis le dernier album de Bonobo, The North Borders en 2013. Simon Green est ce que l’on appelle un des précurseurs du courant downtempo qui fait voyager. C’est un peu grâce à lui que des nouveaux venus comme Fakear (qui avait fait sa première partie), qu’on le veuille ou non. Ce mois de janvier est marqué par son grand retour avec son nouvel album Migration, toujours aussi marqué par les voyages en tous genres.

On attache sa ceinture et on souffle un bon coup et c’est parti pour un sublime trip musical comme Bonobo a l’habitude de confectionner. Les notes de piano de « Migration » nous accueillent chaleureusement avant que les textures vaporeuses digne du natif de Brighton viennent s’implanter progressivement afin de nous emporter. Et ça se poursuit avec la deep-house rythmique de « Outliers », la splendide pièce pianotée de « Second Sun » ainsi que le trip-hop aux sonorités asiatiques de « Ontario ».

Et pour bien accentuer ce côté évasif de la chose, Simon Green a fait appel à de nombreux invités. Non pas d’Andreya Triana ni de Bajka ni de Szjerdene, mais des guests bien plus connus à l’image de Mike Milosh, moitié du duo Rhye, qui nous enivre avec sa voix androgyne sur le merveilleux « Break Apart » ainsi que Chet Fak… euh Nick Murphy sur l’entêtant « No Reason ». Mentionnons également Nicole Miglis du groupe Hundred Waters sur la pop grand public (sans en faire trop) de « Surface » mais aussi les accents world avec le groupe marocain Innov Gnawa sur la house colorée de « Bamboro Koyo Ganda » qui valent également le détour tout comme des samples vocaux qui s’implantent parfaitement, comme celle de Brandy (si si) sur « Kerala » ou encore d’autres plus inconnus comme dans « Grains ». Et comme chaque album de Bonobo, l’atterrissage se fait toujours en douceur avec la conclusion charmante nommée « Figures ».

Une fois n’est pas coutume, on prend plaisir à savourer la musique aérienne et exploratoire de Bonobo et ce nouvel opus n’en fait pas exception. Aussi bien groovy que planant, le Britannique continue à explorer de nouveaux horizons ce qui est une habitude pour lui vu qu’il sait si bien se débrouiller dans ce registre.

Note: 8.5/10

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