John Cunningham – Fell

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Nota bene: Cette chronique a été rédigée en juillet 2016 mais n’a jamais été publiée auparavant. Elle a été mise à jour en janvier 2017 et je regrette un peu de ne pas l’avoir publié avant, parce que putain, ce disque… WOW !

Si vous cherchiez un musicien ou un groupe talentueux qui n’a plus rien publié depuis belle lurette, ne cherchez plus longtemps, on a notre champion. Il s’agit du légendaire John Cunningham qui nous a laissé avec un album sublime du nom de Happy-Go-Unlucky en 2002. Et il y a une raison pour ce long silence radio: le britannique a connu un drame familial qui lui a poussé à se retirer de la scène pour un bon bout de temps. Mais rassurez-vous, il est de retour pour ce mois de juin 2016 avec son sixième album nommé Fell, sur le label Microcultures.

Et ne vous inquiétez pas non plus, John Cunningham n’a rien perdu de sa verve après toutes ses années. C’est avec joie que l’on s’apprivoise son univers folk enchanteur qui a fait sa réputation avec des sublimes joyaux comme les feutrés « Let Go Of Those Dreams » et « Often A Ghost » qui démarrent l’album sur les chapeaux de roue et qui vous procurera des frissons tellement c’est beau et irréel à la fois. Beaucoup de spectres se défilent comme Nick Drake, Brian Wilson, Elliott Smith mais aussi Belle & Sebastian de la période Tigermilk/If You’re Feeling Sinister comme sur la chamber-pop de haute qualité qu’est « Something About The Rain » et « Frozen In Time » au riff de piano accrocheur.

En dix morceaux, le Britannique nous bluffe carrément. Que ce soit dans les compositions élégantes ne manquant pas de mélancolie avec le piano omniprésent sur la longue chanson « We Get So We Don’t Know » truffée d’arrangements plus luxuriants les uns les autres, « For The Love Of Money » qui nous met sur un petit nuage avec ses chœurs solennels, ses pincements de guitare hypnotique et son final instrumental en toute finesse. Passée l’interlude gracieuse de « What Have You Done ? » de 2 minutes, on se prend une autre claque avec l’enchanteur « While They Talk Of Life » et la conclusion mélancolique jouée au piano de « Flowers Will Grow On This Stony Ground » qui taira à coup sur les derniers sceptiques.

Quatorze ans d’absence mais John Cunningham revient en force avec son nouveau chef-d’oeuvre qu’est Fell. Alors qu’on pensait qu’il a atteint les sommets avec Happy-Go-Unlucky (ou l’album le plus prémonitoire de sa vie), le Britannique va à nouveau bouleverser les codes en créant un lien entre le passé et le futur de façon habile. Merci Microcultures de l’avoir ramené à la vie après The Apartments.

Note: 9/10

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