Tinariwen – Elwan

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Pensez ce que vous voulez mais dans la scène blues rock touareg, les boss resteront toujours Tinariwen. C’est quand même grâce à eux que des artistes/groupes comme Bombino, Terakaft et compagnie soient devenus des références mais LA référence absolue dans ce genre restera Tinariwen. Et les lauréats du Grammy Award pour le prix du meilleur album des musiques du monde en 2012 nous prouvent qu’ils restent les boss avec leur septième album Elwan (« éléphant » en tamasheq), enregistré aux studios Rancho de la Luna (grâce à l’invitation de Mark Lanegan en chair et en os) et dans une oasis du sud-est marocain nommé M’Hamid El Ghizlane.

La tribu touareg retrousse leurs manches et nous embarque encore une fois à bord du désert touareg avec les compositions flamboyantes qui font mouche comme « Tiwàyyen » comptant une participation de Kurt Vile (pour info, le groupe a collaboré sur le dernier album du musicien de Philadelphie) et du guitariste Matt Sweeney. On compte aussi les dépaysants mais entraînants « Sastanàqqàm », les percus endiablés et hypnotiques de « Hayati » et de « Assàwt » ou encore « Imidiwàn N-Àkall-In » qui font monter la température au fur et à mesure.

Comme d’habitude, on appréciera les chants multiples, les riffs de guitare bluesy et l’atmosphère ishumar chamanique qui fait toujours autant la richesse de la musique de Tinariwen. Non seulement on se laisse dandiner aux sons dynamiques mais on se laisse aussi emporter par les ballades chaleureuses de « Ittus », « Ténéré Tàqqàl » (« Qu’est devenu le désert ? » se demande le groupe) et « Arhegh ad annàgh ». Le gang conviera Mark Lanegan et une seconde fois Kurt Vile pour une danse quelque peu psychédélique nommée « Nànnuflày » mais aussi (encore) Matt Sweeney et le musicien chilien Alain Johannes sur l’enchanteur « Talyat » pour donner plus d’envergure à leur musique.

Marchant sur les mêmes pas que leur prédécesseur Emmaar en 2014, Tinariwen confirme de plus en plus leur statut de groupe légendaire de blues-rock touareg avec ce septième chef-d’oeuvre. Jouant aussi bien la carte de la nostalgie que de celle des danses endiablées du désert, le groupe ne perd jamais son côté militant et positif au fil du temps et c’est à cela qu’on les reconnaîtra.

Note: 8.5/10

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