Guided By Voices – August By Cake

Guided By Voices ne finira jamais de nous impressionner pendant toutes ces décennies. Quelques temps après leur énième reformation, Robert Pollard est revenu « en solo » avec Please Be Honest l’an dernier (album du groupe écrit et composé en mode seul tout chroniqué ici) qui, soyons honnêtes, était relativement chiant. Au moment où on pensait s’en passer d’eux, et bien voilà qu’il rempile avec un nouvel album qui est un double disque de 32 morceaux intitulé August By Cake.

Et figurez-vous qu’il s’agit du 100ème album de Robert Pollard ! Pour le fêter dignement, lui et sa crew nous en font un véritable double disque faisant ressortir toutes les facettes du groupe (au grand complet, cette fois-ci) avec des titres indie rock foutrement efficaces comme « 5 Degrees On The Inside » avec son intro digne d’un générique de film et ses cuivres triomphants, « We Liken The Sun », la ténébreuse « Packing The Dead Zone », « Keep Me Down » et j’en passe ainsi que des petites ballades folk comme « What Begins on New Year’s Day », « The Laughing Closet » et « Whole Tomatoes ».

Robert Pollard n’hésite pas à faire croquer ses acolytes au micro également. Le guitariste Bobby Bare Jr. qui lui a conseillé de ne pas composer de la « merde country » selon ses propres dires a son mot à dire sur « High Five Hall of Famers » et la ballade étrange nommée « Upon The Circus Bus » mais il y a aussi le second guitariste Doug Gillard sur les implacables « Goodbye Note » et le proto-punk « Deflect/Project », le bassiste Mark Shue (« Absent The Man », « Sudden Fiction », « Chew The Sand ») ainsi que le batteur Kevin March (« Overloaded » très J Mascis dans l’âme et la ballade « Sentimental Wars »). Un grand monde se réunit autour de ces 32 titres et il y en a pour tous les goûts !

Pour ce nouvel album, Guided By Voices a vu les choses en grand. August By Cake explore tous les recoins de l’indie rock allant du garage-rock au rock psychédélique en passant par la folk et le krautrock le tout avec une cohésion bien prononcée. Et malgré sa longueur, Robert Pollard et sa bande ont repris du poil de la bête et tout ceci est de bonne augure pour leur reformation.

Note: 7/10

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