Feist – Pleasure

1, 2, 3, 4, 5, 6 ans qu’on était sans nouvelles de notre Feist adorée. Il faut dire que depuis la parution de son troisième chef-d’oeuvre d’affilée intitulé Metals en 2011, la musicienne neo-écossaise d’origine s’est bien faite discrète durant un bon bout de temps mise à part les rumeurs où l’on raconte qu’elle plancherait sur certains projets avec Broken Social Scene mais rien de plus. Nous sommes au printemps 2017, l’auteure-compositrice-interprète nous revient comme une fleur avec son cinquième opus Pleasure, soit dix ans presque jour pour jour après la parution de son magnum opus The Reminder.

Sans plus attendre, Leslie Feist reprend du poil de la bête et privilégie les ambiances intimistes et chaleureuses pour cet opus qui marche dans la lignée de Metals, mais moins sombre cependant. Avec l’aide de ses gars surs Mocky et Renaud Letang, la canadienne nous invite dans son jardin secret à travers des compositions épurés qui ont de quoi faire penser à du PJ Harvey de la belle époque comme l’ouverture bien rock’n’roll du morceau-titre. S’en suit des ballades folk dépouillées nommées « I Wish I Didn’t miss You », « Get Not High, Get Not Low » joué à la mandoline et « Lost Dreams » où elle expose ses états d’âme en nous parlant de sa peur d’être rejetée, de ne plus être apprécié comme avant et de vieillir mais aussi ses envies de solitude et d’exil.

Et tandis que l’on se laisse bercer par ses compositions douces-amères et introspectives comme « A Man Is Not His Song » avec son outro hard-rock sorti de nulle part (qui est un sample de « High Road » de Mastodon, ceci dit), « The Wind » faisant intervenir les cuivres de Colin Stetson ou encore le très beau « Baby Be Simple », Feist s’autorise quelques petits sursauts comme les électriques « Any Party » et « Century » faisant intervenir la voix désabusée de Jarvis Cocker en plein milieu de morceau qui nous balance un monologue pour un final des plus dantesques. Ainsi, on passe de la fougue à la vulnérabilité en moins de deux avec les incantations bluesy de « I’m Not Running Away » et soul lo-fi de « Young Up » qui clôt ce chapitre bien prenant.

Ceux qui attendaient un The Reminder 2.0 seront bien évidemment un peu déçus par ce nouvel opus qui est dans la droite lignée de Metals. Mais qu’importe, Feist continue son bonhomme de chemin et était bien attendu au tournant. La canadienne continue son sans-faute grâce à une voix toujours aussi charmante et une production studieuse et peaufinée au grand soin. 53 minutes de plaisir auditif garanti !

Note: 8/10

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