Black Lips – Satan’s Graffiti Or God’s Art ?

Actifs depuis 1999, Black Lips n’ont jamais l’intention de lâcher l’affaire. Depuis leur premier album paru en 2003, le groupe d’Atlanta monte, monte et monte jusqu’à atteindre l’ascension. Trois ans après leur dernier opus Underneath The Rainbow, la bande de joyeux lurons décide d’en remettre une couche avec Satan’s Graffiti or God’s Art ? avec un tout nouveau line-up comprenant Saul Adamczewski, ex-guitariste de Fat White Family et Zumi Rosow au saxophone.

Composé de 18 titres, ce huitième album représente tout le savoir-faire du groupe d’Atlanta: à savoir faire du garage-punk de qualité. Après une introduction bien calme « Overture: Sunday Mourning », la tempête est annoncée avec des brûlots 100 % Black Lips comme « Occidental Front » comprenant la participation de Yoko Ono, « Can’t Hold On » et « Crystal Night » toujours aussi fédérateurs. La présence de Sean Lennon à la production n’est sans doute pas étrangère car cet opus permet de refléter au mieux l’esprit « flower punk » surtout sur les morceaux plus étoffés comme « The Last Cul de Sac », « Squatting In Heaven » et l’excellent « We Know » qui a de quoi faire pâlir de jalousie le roster de Howlin Banana Records.

Entrecoupé d’interludes bluesy « Got Me All Alone », « Bongos Baby » et « E’lektric Spider Webz », on y trouve pas de réel surprise sur ce nouveau disque. En fait, on a parfois l’impression que Black Lips se repose un peu trop sur ses lauriers avec toutes leurs qualités. Ceci dit, on était en attente de surprise malgré l’énergie communicative qui se propage à travers des titres comme le surf-pop psychédélique « Lucid Nightmare » et « It Won’t Be Long » ou des pièces plus mélancoliques comme « In My Mind There’s A Dream » et « Come Ride With Me ».

Pour faire simple, Satan’s Graffiti or God’s Art ? fonctionne comme un verre à moitié plein. Black Lips nous offre un condensé de tubes rock’n’roll à la clé mais qui mériterait cependant plus de surprise et plus d’audace. Cela fonctionne un peu comme une montagne qui accouche d’une souris, même si leur style mélodieux et rugueux leur va à merveille.

Note: 6.5/10

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