Ulrika Spacek – Modern English Decoration

L’année dernière, nous avons fait la connaissance d’un excellent groupe londonien nommé Ulrika Spacek, auteur d’un excellent premier album The Album Paranoia (chroniqué ici) qui a squatté nos platines pendant un bon bout de temps. Peu importe si ils n’ont pas encore rencontré le succès escompté avec cet opus, les enfants spirituels de Sonic Youth et de Deerhunter ont gagné notre estime et ce second opus English Modern Decoration montre qu’on peut avoir entièrement confiance en eux.

Ici, Rhys Edwards et Rhys Williams passent à la vitesse supérieure et démontrent que leurs qualités mélodiques sont toujours au rendez-vous. Dès les premiers morceaux « Mimi Pretend » et « Silvertonic », leur mélange de rock psychédélique, de shoegaze et de krautrock fait toujours des merveilles en raison de leur côté mélodique et hypnotique qui leur va à ravir. Le tandem ira jouer avec les contrastes allant des morceaux aux guitares très lourdes avec « Dead Museum » et « Everything, All the Time » qui, elle, a de quoi ravir les nostalgiques de Black Rebel Motorcycle Club et des titres plus doux et aériens comme « Ziggy » et « Full of Men » avec sa progression musicale inouïe.

La seule différence notable avec The Album Paranoia réside au niveau du son plus policé mettant plus en avant la voix de Rhys Edwards qui brille par ses complaintes hypnotiques comme sur le morceau-titre rappelant le groupe d’Oxford et son leader charismatique (vous voyez de qui j’parle ?). Mais on note également des compositions plus accessibles avec le spectre de Sonic Youth qui n’est jamais lointain comme sur la dernière partie de « Saw A Habit Forming » avec cette guitare aiguë et perçante tout comme la prouesse shoegaze de « Victorian Acid » et la conclusion élégante nommée « Protestant Work Slump ».

Second album et second chef-d’oeuvre d’affilée signé Ulrika Spacek. Le groupe britannique gagne en épaisseur et en puissance sur ce Modern English Decoration abouti et cohérent. Toujours en train de repousser les limites de l’ombre et de la lumière, de l’aérien et de l’oppressant, Rhys Edwards et Rhys Williams sont de sacrés alchimistes mélodiques et nul doute qu’ils vont squatter les tops de fin d’année une seconde fois.

Note: 9/10

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