Canari – Désamorceur

Parmi le lot de révélations mises en lumière par le collectif La Souterraine, il y a sans doute Canari qui sort du lot. C’est en printemps dernier que nous avons tous succombé à leur titre « Passagers » qui a tourné en boucle sur les ondes de Radio Nova entre autres. Avec cette petite notoriété sur la scène french pop underground, le trio parisien était vivement attendu en grandes pompes et pour ces derniers jours, ils ont décidé de nous enivrer avec leur tout premier album Désamorceur.

A mi-chemin entre soft-rock et pop psychédélique à la française, Canari possède tous les atouts pour nous convaincre et une fois de plus, ils ne laissent personne indifférents. Dès le premier titre « Rangi Hotel », le trio sait aussi bien convoquer les spectres de Tame Impala que celui d’Aquaserge. Alors, on n’aura rien à redire sur leur tube toujours aussi impeccable qu’est « Passagers » avec l’intervention de l’indispensable Emile Sornin aux claviers mais on appréciera encore plus les élans krautrock de l’hypnotique « Désamorceur » faisant intervenir Melody Prochet (car le groupe a accompagné Melody’s Echo Chamber lors de leur tournée) avec sa voix ensorcelante.

Et autant dire qu’il y a pas mal de guests autour de ce premier album résolument addictif. Par exemple, vous vous souvenez de Robin Leduc ? Celui que l’on devait laisser passer sept ans plus tôt. Bien qu’il ne sort plus d’albums ces dernières années, voilà qu’il est derrière les manettes en jouant des percussions sur « Passagers » mais aussi sur les accents afrobeat psychédélique de « Mystic Halo ». Après un « L’Aube » bien mystérieux et mystique, le power-trio nous en met plein les oreilles avec un final bien triomphant du nom de « Tryptique (Bal des esprits) » synthétisant toutes les qualités que possède les parisiens à nous hypnotiser avec ces dernières minutes instrumentales bien trippantes et accrocheuses et se terminant par des cris pour le moins bizarres.

Complètement bigarré et aventureux, ce premier album de Canari est une sacré réussite à la hauteur de leurs talents. On a fort à parier que ce Désamorceur tournera sur les platines pendant quelques mois en raison de ses mélodies psychédéliques bien sucrées où les improvisations et autres jam sessions sont les maîtres-mots pour les parisiens. Jamais on a entendu quelque chose de si sensationnel depuis Barbagallo. La relève est assurée et il figure sans prétention parmi nos tops des meilleurs albums de cette année. Si ce n’est pas le cas pour vous, je mange mon chapeau.

Note: 9.5/10

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