King Gizzard & The Lizard Wizard – Polygondwanaland

King Gizzard & The Lizard Wizard prennent l’assaut l’année 2017, épisode 4. Alors qu’ils arrivent presque à leur objectif, celui de sortir cinq albums pour cette année, le groupe australien créé la surprise pour ce quatrième opus Polygondwanaland. En est-ce réellement une venant de la part du groupe de Stu Mackenzie ?

Créant à nouveau le buzz, ce disque est un cadeau que nous offre le groupe en citant sur leur page Facebook: « Vous avez toujours voulu créer votre propre label ? Foncez ! Nous ne possédons pas cet enregistrement. Il est à vous. Allez-y, partagez, profitez. » Oh mais il fallait pas les gars. Au final, que vaut ce quatrième album de l’année ? Polygondwaland, contrairement à ses prédécesseurs, ne cherche pas à explorer de nouveaux horizons mais constitue une sorte de bilan de tout ce que King Gizzard & The Lizard Wizard a accompli depuis maintenant 3 ans. On retrouve les sonorités orientales et les notes à micro-intervalles de Flying Microtonal Banana, notamment sur le titre d’ouverture de 10 minutes qu’est le blues psychédélique hypnotique « Crumbling Castle » avec ses changements de rythme caractéristiques tout comme le morceau suivant et « Horology ».

On retrouve également le côté juvénile de Paper Mache Dream Balloon avec des morceaux relaxants à l’image de « The Castle In The Air » accompagné de la voix d’Ambrose Kenny-Smith où les synthés et la guitare acoustique vont de pair ainsi que « Inner Cell » et « Tetrachromacy » tout comme le côté rentre-dedans et conceptuel de Murder of The Universe avec les contes surréalistes de « Deserted Dunes Welcome Weary Feet » par exemple qui contraste avec des titres plus relaxants et smooth à l’image de « Loyalty » et de « Searching… » qui ont de quoi faire penser à Sketches Of Brunswick East avec un soupçon rétrofuturiste.

On est loin d’un best-of de tout ce qu’a pu accomplir le groupe d’ici là bien au contraire, on a affaire à une oeuvre plus intelligente où tous les morceaux n’en font qu’en réalité un comme sur Nonagon Infinity. D’ailleurs, les traces de l’album ne sont pas éloignés tant sur le dernier morceau « The Fourth Colour », les Australiens lâchent les chevaux et balancent tout ce qu’ils ont sur le cœur pour une conclusion en folie. En bref, on n’est jamais à l’abri d’une surprise avec King Gizzard & The Lizard Wizard et ce Polygondwanaland en est une bien bonne. Il reste encore un mois les gars, vous pouvez le faire !

Note: 8/10

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