Loma – Don’t Shy Away

Il y a deux années de cela, nous avions été agréablement surpris par une découverte hors du commun du nom de Loma. Le supertrio venu du Texas est formé par Jonathan Meiburg de Shearwater, Emily Cross de Cross Record ainsi que Dan Duszynski avait fait paraître un premier disque complètement marquant (chroniqué ici). Il était censé sortir qu’un seul et unique disque avant de plier bagage. Mais alors comment se fait-il qu’un nouvel album nommé Don’t Shy Away est paru dans les bacs ?

La réponse se tient en deux mots: Brian Eno. En effet, le légendaire musicien et producteur avait été séduit par l’univers musical du trio et c’était impensable pour Emily Cross. Vu qu’ils sont validés par les légendes, Loma revient pour un second voyage musical à mi-chemin entre post-rock, slowcore et indie rock avec cet univers spectral et contemplatif comme l’atteste l’introduction intitulée « I Fix My Gaze » ainsi que « Octillo » où la guitare et le cor ne font plus qu’un et la chorale fantomatique de « Elliptic Days ».

Il suffit d’une interprétation d’Emily Cross pour que la magie opère tandis que ses synthétiseurs qui bourdonnent, cette batterie sèche et ces notes de piano vaporeuses emboîtent le pas avec « Given A Sign », le nostalgique « Thorn » ou encore « Blue Rainbow » qui se rapproche de plus en plus à du Cross Record. Loma arrive à saisir cette ambiance mystique tandis que des invités tels que Jenn Wasner de Wye Oak ainsi qu’Emily Lee et Matt Schuessler qui ajoutent une plus-value à des morceaux si mystérieux tels que « Jenny » et le morceau-titre… sans oublier le GOAT Brian Eno qui pose sa patte sur la conclusion des plus énigmatiques mais chaleureuses du nom de « Homing » bien entendu.

Pour un groupe qui s’estime éphémère, Loma a réussi l’étape du second disque avec une écriture délicate et singulière privilégiant la richesse des compositions. Don’t Shy Away se veut donc plus ambitieux et nous invite à combattre l’adversité avec notre résilience peu importe les circonstances.

Note: 8.5/10