Someone – Shapeshifter

Depuis quelques temps, on suit avec la plus grande attention les aventures musicales de Someone. On était charmés par la grâce mélodique de Tessa Rose Jackson suite à la sortie de son premier EP Orbit (chroniqué ici) et de son premier long-format si élégant du nom d’Orbit II (chroniqué ici). Hors de question pour elle de se reposer sur ses lauriers car elle revient très rapidement avec son successeur intitulé Shapeshifter.

A l’inverse de son prédécesseur qui étonnait pour sa pop psychédélique astrale mais cosmique, Someone opte pour la sobriété cette fois-ci. Abandonnant tous instruments analogiques et autres superflus, Tessa Rose Jackson n’est armée que de sa voix, d’une guitare acoustique et par moments quelques touches de clavier pour un moment un brin plus solennel. Il en résulte un Shapeshifter plus intimiste et à fleur de peau avec entre autres l’introduction nommée « Save Me » annonçant la couleur tout comme « Strange World », « Health » mais également « Take It As It Comes ».

C’est en puisant dans les disques d’Aldous Harding ou encore de Nick Drake et de Feist dont les influences se font ressentir sur « I’m Not Leaving » et sur « Paris At Midnight » que Someone réussira à nous charmer. Elle reprendra également le standard de Bob Dylan qu’est « Blowin’ In The Wind » pour en faire une version chaleureuse rappelant parfois le spectre de Joker’s Daughter. Mais toujours est-il que l’artiste pluri-disciplinaire britannique résidant à Amsterdam saura prendre son auditoire à contre-courant avec ces ballades si chaleureuses telles que « Nothing Really Matters » et « One By One » qui marquent une pause dans sa vie si tourmentée, ou plutôt dirais-je une transition.

Note: 8.5/10