La Houle – La Chute

L’année 2017 était à coup sûr celle de La Houle. On avait énormément apprécié ces deux sorties (chroniqués ici et ici) ainsi qu’un premier long-format où ils ont pu incarner le renouveau du shoegaze à la française. De l’eau a coulé sous les ponts et il est temps pour l’angevin de faire son grand retour avec leur sexond album nommé La Chute.

Simon Sockeel retroussent ses manches en nous embarquant dans sa shoegaze poétique qui nous mettra sens dessus dessous. On plonge dans une introspection envoûtante où les spectres de My Bloody Valentine et d’Étienne Daho se confondent sur des titres intenses tels que « Sémaphore » résolument noisy ou bien encore les ascensions 90’s de « Ode à l’errance » avec l’interprétation susurrée de Simon Sockeel aura de quoi nous interpeller.

Cette interpellation est d’autant plus prenante tant on plonge dans l’introspection. Et pas n’importe laquelle, celle de la grand-mère de Simon qui reste prenante avec entre autres le rêveur « Toi (ce moi) » nous transportant dans de nouveaux horizons mais également le doux-amer « L’égaré.e » rappelant la grâce de Cocteau Twins.

Il ne manque plus que les calvacades krautrock de « La mort des amants » et de « Apocalypse (über alles) » nous transportant dans de hautes sphères pour que La Houle nous ensorcelle comme personne. Après un « Sans appel » en guise de clôture rappelant The Cure dans l’âme, il opère un tour de force entre riffs tranchants et sonorités électroniques somptueuses tandis que les confessions intimes en guise de textes poétiques nous touchent indéfiniment.

Note: 8.5/10