Arca – Kick II / III / IIII / IIIII

 

L’année dernière, Arca avait fait son retour triomphal l’année dernière qu’était Kick mais qui n’a jamais été chroniqué dans nos colonnes. La productrice vénézuélienne renommée a réussi à renouveler son son avec des compositions expérimentales et intergalactiques. En cette fin d’année, elle décide de nous impressionner avec son sequel divisé en quatre mini-parties.

La première mini-partie parue en tout début de semaine et part à la racine de ses origines. Arca viendra mettre un pied dans le son reggaeton tout en restant original et expérimental. Robotique et hyperactive, les productions métalliques rappelant quelque peu la regrettée SOPHIE continuent à être percutantes que ce soit sur « Doña » qui ouvre le bal mais encore « Lethargy » et « Araña ». Entre électro cumbia, reggaeton et hyperpop latine, la productrice vénézuélienne n’hésite pas à convier d’autres noms pour exprimer sa personnalité tels que Boys Noize qui pose leur patte sur « Tiro » ainsi que Mica Levi sur l’implacable « Muñecas » et Cardopusher qui viendra en renfort pour quelques titres. Même la meilleure amie des autistes qu’est Sia viendra lui prêter main forte sur « Born Yesterday » prouvant qu’Arca n’a rien perdu de sa verve et qui continuera sur les chapitres suivants.

Note: 7.5/10

Ce virage qu’entreprend Arca où elle mêle productions expérimentales complètement épileptiques aux sonorités reggaeton et cumbia aura été amorcé avec le second volet de Kick et qui se confirme avec son troisième volet paru le jour suivant.

Une fois de plus, l’hyperactivité d’Arca s’exprime une fois de plus en prenant une tournure plus agressive et plus turbulente. Un ascenseur émotionnel est au rendez-vous avec des titres beaucoup plus percutants à l’image de « Bruja » à l’énergie contagieuse avant de laisser place au rap industriel menaçant de « Incendio » et « Fiera ».

Beaucoup plus violent et plus sombre que jamais, Arca nous ensorcelle comme personne avec les accents trap de « Electra Rex » ou encore le glitch turbulent de « Skullqueen ». Max Tundra répond présent sur la pop opératique teintée d’IDM de « Rubberneck » ou encore le réputé Machinedrum impose également sa patte sur « Señorita » où ce festival de sonorités fiévreuses nous met sens dessus dessous. Après une nouvelle fournée de morceaux épileptiques que sont « My 2 » et « Intimate Flash », le calme pointe le bout de son nez avec « Joya » rappelant Bjork à l’ère Homogenic. Mission complete.

Note: 7.5/10

Troisième chapitre dans les aventures musicales d’Arca. Allons savoir ce que notre héroïne des temps modernes va nous réserver pour ces onze nouveaux titres.

Ici, Kick IIII viendra adoucir quelque peu la donne. Tout en restant métallique et expérimental, la productrice vénézuélienne continue de poser sa voix sur des productions plus libératrices et futuristes telles que « Whoresong » qui ouvre le bal ainsi que « Xenomorphgirl » et « Hija ». Des invités répondent également présent tels que Planningtorock sur l’inquiétant « Queer » ou bien encore Shirley Manson qui sort de son registre sur le spatial « Alien Inside » mais la véritable star de ce nouveau chapitre reste notre hôtesse qui exprime sa créativité folle avec « Lost Woman Found » et « Paw ». Non, on n’est pas fatigués, non.

Note: 7.5/10

Alors que… voici le dernier chapitre de la saga Kick d’Arca. Paru cette fin de semaine, la productrice vénézuélienne a donc atteint le statut du boss de la fin tel un jeu vidéo parsemé d’embûches. Que va-t-elle nous réserver ici ?

Et bien, de la douceur et des arrangements orchestraux purement envoûtants. Tout au long de ces douze morceaux quasi-instrumentaux, Arca opte pour une ambiance plus minimaliste, intimiste et atmosphérique tant elle exprime au mieux sa sensibilité artistique. Armé de son piano et de quelques rythmes plus discrets, elle s’approche des relents entre néo-classique et avant-garde de « In The Face » à « Fireprayer » en passant par les attachants « Pu », « Estrogen » ou encore « Ether » où elle déconstruit le genre humain en valorisant la culture queer. On pourra aussi compter sur la participation de Ryuichi Sakamoto sur l’élégant « Sanctuary » mais Arca reste toujours au centre de l’attention avec des compositions plus enchanteresses qui clôturent cette saga musicale bien intense montrant une fois de plus l’étendue de son talent.

Note: 7.5/10