Rien Virgule – La consolation des violettes

Avec deux disques, Rien Virgule a réussi à se faire remarquer par leur originalité musicale totalement inouïe. La formation parisienne saura nous emporter par leur univers musical indescriptible qui continue de nous mettre sens dessus dessous avec son troisième disque intitulé La consolation des violettes.

Il s’agit de leur premier album suite au tragique décès d’un de leurs membres qu’est Jean-Marc Reilla mais toujours est-il que Rien Virgule se réinvente tout en lui rendant un sublime hommage tout au long de cet album. Très vite, La consolation des violettes nous prend de court avec des titres intenses tels que l’introduction nommée « Apache » bien sombre et inquiétant aux samples venus d’ailleurs mettant la pression d’emblée mais aussi le bien-nommé « Tambour de nacre » frôlant l’indus et le dérangé et spatial « L’ogresse amoureuse ».

Le trio nous plonge dans des songes pour les moins absconses où toutes les frontières sont brouillées une bonne fois pour toutes. La voix noyée d’échos d’Anne Careil arrive comme un faisceau de lumère sur « Le cri du typographe » et « Il Mare Non Si Banga Mai » aux instrumentations pour les moins dérangeantes et brumeuses auxquelles Rien Virgule saura nous habituer. Avec également « Toque des clous » et « L’errance des murs » en guise de conclusion, La consolation des violettes est un album riche en sonorités et incroyablement déroutant où leurs expérimentations s’avèrent plus viscérales qu’avant.

Note: 7/10