Odd Beholder – Sunny Bay

Nous avions découvert Odd Beholder en 2019 avec l’arrivée de son premier album qui s’intitulait All Reality Is Virtual. Suite à cela, la musicienne suissesse a réussi à se faire une place sur la scène synthpop avec des compositions imparables qui continueront de résonner sur son successeur nommé Sunny Bay.

Daniela Weinmann jette un regard pour le moins désabusé sur la nature et sur son environnement qui change jour après jour. C’est avec des compositions brutes de décoffrage aux arrangements pour les moins brillants tels que « Disaster Movies » qui plante le décor comme il se doit ou bien encore des titres gorgés de reverbs à l’image de « Accept Nature » ou bien encore de « Rental Car » et de « Olive Trees » qui prouve qu’Odd Beholder a également son mot à dire.

Faisant le grand écart entre Bat For Lashes et Marie Modiano, l’univers ouaté et électronique de la musicienne de Zurich saura nous procurer d’innombrables frissons. C’est notamment à l’écoute de « Transatlantic Flight » ou bien même de « Birds » qui viendront nous emmener loin en s’ajoutant à la storyline qu’Odd Beholder saura conter avec aisance. Sunny Bay incite à l’évasion face à ce monde où l’on s’aliène facilement, tel est le motto de « Silent Spring » et de « Cupid’s Foul Play » en guise de final montrant tout l’étendard de son talent infaillible.

Note: 8/10