Built To Spill – When The Wind Forgets Your Name

Sept ans. Sept longues années. C’est le laps de temps auquel Built To Spill n’avait plus donné signe de vie après leur dernier album Untethered Moon (chroniqué ici) leur ayant permis de prouver que les dinosaures de l’indie rock américain avaient encore leur mot à dire. Donc forcément, un come-back est toujours un événement dans l’indiesphère américain et ils viendront mettre un terme à ce silence avec leur tout nouvel album intitulé When The Wind Forgets Your Name.

En fêtant sa troisième décennie d’existence, Built To Spill revient nous jouer un mauvais tour afin de montrer qui sont les rois. Après la grosse claque que fut Untethered Moon, on se demandait si Doug Martsch et sa clique allaient maintenir le niveau élevé. Il suffit de cliquer sur la touche Play et de se laisser prendre par les riffs costauds du titre d’ouverture nommé « Gonna Lose » montrant que le groupe américain n’a rien perdu de sa verve.

When The Wind Forgets Your Name viendra rappeler la réputation de Built To Spill avec des compositions beaucoup plus mélodiques et spleenesques que sont « Fool’s Gold » sans oublier « Understand » et « Elements » qui conservent sa base lo-fi avec brio. C’est l’occasion idéale pour Doug Martsch qui possède un jeu de guitares toujours efficace et sa clique remaniée (où l’on compte entre autres les musiciens brésiliens Lê Almeida et João Casaes) de s’aventurer vers des nouveaux territoires pour mieux nous impressionner comme le bien-nommé « Rocksteady » flirtant avec le reggae/dub ou encore la conclusion psychédélique nommée « Comes A Day ».

Quoi qu’il en soit, Built To Spill signe un retour gagnant avec When The Wind Forgets Your Name. On pourra facilement faire un comparatif entre Doug Martsch et J Mascis dans le sens où il possède un style inimitable et toujours aussi efficace après tant de décennies d’activité. Pour ce disque, on voit ainsi le légendaire groupe indie rock des années 1990 s’aventurer vers de nouvelles contrées tout en gardant leur esthétique lo-fi.

Note: 8/10