Wand – Vertigo

Si il y a un comeback qui fait plus que plaisir, c’est celui de Wand. Le groupe californien n’avait pas donné signe de vie depuis l’année 2019 ainsi que leur album Laughing Matter (chroniqué ici) qui est à coup sûr leur disque le plus abouti de leur discographie. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour eux de signer leur grand retour avec leur tout nouvel album qui s’intitule Vertigo.

Cory Hanson et ses acolytes continuent d’élargir leurs horizons et ce dès les premières notes de « Hangman » doucement percussif. Le désormais quatuor californien (suite au départ de leur claviériste Sofia Arreguin) rouvre les champs du possible en s’appuyant sur des influences plus art-rock spacieux aux arrangements soignés prenant le relais avec « Curtain Call ». Wand maîtrise l’art de la transmutation en musclant parfaitement les improvisations musicales leur permettant d’atteindre de nouveaux sommets.

C’est notamment le cas des écoutes de « Mistletoe » débutant avec des percussions denses et un riff zamrock avant de s’achever sur une symphonie de cuivres dissonants et de l’introduction tropicalia de « JJ » avant de muer vers une ambiance digne de Radiohead de la période Moon Shaped Pool où Wand éblouit. Le spectre du groupe d’Oxford plane tout au long de ce Vertigo notamment lors de l’interprétation de Cory Hanson se rapprochant de plus en plus de Thom Yorke mais également des instrumentations voltigeuses notamment sur « High Time » aux distorsions de guitare bien senties avant de prendre de la hauteur sur des territoires dignes de Bad Seeds. Le groupe californien n’hésite pas à ajouter une couleur jazz sur « Lifeboat » ou les ballades somptueuses que sont « Smile » et « Seaweed Head » aux orchestrations poreuses afin de signer un disque haut en ambitions et ô combien vertigineux.

Note: 8.5/10