
En 2021, IDER avait publié leur second album nommé Shame qui ne fut jamais chroniqué dans nos colonnes mais surtout parce que l’on n’a pas été convaincu. Le duo britannique composé de Lily Somerville et de Megan Markwick reste actif depuis moins d’une décennie mais cela ne les empêche pas pour elles de continuer de prendre de la hauteur avec leur successeur qui s’intitule Late To The World.
Le morceau-titre introductif plante le décor avec leur synthpop addictive et pétillante permettant de témoigner leurs talents respectifs. IDER accélère quelque peu le rythme tout en célébrant la sororité, en prêchant pour la bienveillance envers soi et en combattant l’angoisse permanent régnant dans ce monde bien anxiogène avec des hymnes pour les moins implacables tels que « Attachment Theory » et « Girl » entre autres qui feront de Late To The World un disque pour le moins audacieux pour le duo.
Mais cela ne s’arrête pas là car le tandem Somerville/Markwick continue de sortir des sentiers battus. On pensera notamment aux instrumentations efficaces et pointues de « Know How It Hurts » et de « You Don’t Know How To Drive » presque indie rock dans l’âme que l’on repassera en boucle pendant un petit bout de temps encore. A l’inverse, le charme opère moins lors des moments plus intimistes comme « Unlearn » et « Quiet Encore » car le manque de sincérité est presque flagrant. Mais il n’empêche qu’IDER saura élargir sa palette sonore comme bon lui semble avec des moments aussi bien minimalistes que sont « Zero » que (trop) sucrées avec « Good Fight » et « Killing The Game ».
Ajoutez cela à une conclusion des plus contemplatives qu’est « Encore » et vous obtiendrez un Late To The World répondant à toutes ses promesses malgré ce côté inégal nous empêchant de l’apprécier à 100%. IDER tire tout de même son épingle du jeu et n’aura pas fini d’élargir leurs horizons pour la suite qui s’annonce toujours aussi prometteuse.
Note: 7/10
