Darkside – Nothing

La fin de l’hiver est également marquée par un grand retour dans la sphère musicale actuelle. Je parle bien évidemment de Darkside qui nous a incroyablement envoûté avec leur précédent album nommé Spiral (chroniqué ici). Le groupe formé par Nicolas Jaar (chant, production) et Dave Harrington (guitare) et qui est récemment rejoint par le batteur Tlacael Esperanza continuera de marquer leur territoire avec leur successeur tant attendu du nom de Nothing.

La machine Darkside est de nouveau en marche et on embarque avec un « SLAU » des plus langoureux où le trio navigue vers des territoires à mi-chemin entre King Tubby et Can. Quelque chose nous indique que le désormais trio privilégie de plus en plus le groove dans ce périple musical nocturne et psychédélique. On en veut pour prueve les écoutes du dansant « S.N.C. » aux notes de clavinet rappelant le fameux « Superstition » de Stevie Wonder mais aussi de l’aventureux « Are You Tired ? (Keep On Singing) » prenant une tournure intéressante digne de Grateful Dead. Et autant vous dire que ça leur va comme un gant.

Darkside affine avec brio leur palette musicale aussi riche qu’harmonieuse tout en essayant de chercher une certaine lueur d’espoir en ces temps anxiogènes. Et c’est à travers des titres intenses à l’image du très expérimental « Graucha Max » contrastant avec l’électropop plus accessible « American References » interprété en espagnol avec ce mantra rentrant facilement dans la tête (“Si no funciona, no me diga que funciona”, répète-t-il ad vitam aeternam) où le trio réussit à maîtriser cette folie psychédélique. On se laisse de nouveau hypnotiser par cette fusion musicale indéniable avec la montagne russe musicale qu’est « Hell Suite » divisée en deux parties avant de s’achever sur un capharnaüm bien noisy de « Sin El Sol No Hay Na » prouvant que le désormais trio est capable de dérouter et d’envoûter son auditoire à travers ce Nothing à la fois complexe et accrocheur.

Note: 8.5/10