
Il y a deux années de cela, Albin de la Simone avait signé un retour majeur avec son précédent album nommé Les cent prochaines années (chroniqué ici). Suite à cela, l’artiste reconnu avait de nouveau rencontré le succès avec ce disque introspectif et ô combien touchant. Mais il ne compte pas en rester là car l’année 2025, il sera sur tous les fronts: un livre illustré qui s’intitule « Mes battements » ainsi qu’un nouveau disque qui se nomme Toi là-bas.
Enregistré à la Villa Médicis, Albin de la Simone viendra se confronter à lui-même à travers ces dix compositions organiques et introspectives. Prévu pour être un EP, ce huitième long-format s’ouvre sur le morceau-titre où les souvenirs d’enfance et d’adolescence remontent à la surface et notre protagoniste ira affronter les fantômes du passé avec beaucoup d’élégance notamment lors des écoutes de « Pourquoi on pleure » en compagnie d’Alice On The Roof et de « J’aime lire » pour les moins doux-amers.
Bien évidemment à côté du touchant « Et si le temps s’arrêtait », Albin de la Simone n’hésite pas non plus à revisiter ses propres standards afin d’ajouter un twist beaucoup plus moderne. à savoir « Je te manque », « Non merci » ou bien également « Avril 4000 » comme si il croisait des vieux amis perdus de vue depuis longtemps. Ajoutez cela à des reprises qui l’auront façonné, à savoir « La Valse des Lilas » de Michel Legrand mais aussi « C’est bien moi » de la regrettée Françoise Hardy et « Ma gueule » de notre Johnny national, et vous obtiendrez un Toi là-bas introspectif et touchant où il n’hésite pas à faire face à son passé pour mieux rebondir. L’année 2025 sera pour Albin de la Simone l’année de la consécration où il ouvre grand les portes non seulement de son art dantesque.
Note: 8/10
