
Il y a deux années de cela, nous avions découvert l’univers musical absolument enchanteur de Saeko Killy avec un premier album remarquable du nom de Morphing Polaroids qui n’a malheureusement jamais été chroniqué dans nos colonnes. Toujours est-il que la musicienne et productrice japonaise basée à Berlin a su tirer son épingle du jeu en se démarquant de la norme avec ces influences à mi-chemin entre krautrock, dub et post-punk. Et elle ira confirmer son statut avec son successeur qui s’intitule Dream In Dream.
Très rapidement, on plonge dans son univers aussi bien mystique qu’attachant avec « Kaiju » à la mélodie ô combien flottante. L’electronica psychédélique teintée de relents dub et krautrock permet à Saeko Killy de voler vers l’au-delà avec des compositions atmosphériques et hypnotiques telles que « Next Time » et « Melancholic » où les synthés analogiques donnent le ton avec beaucoup d’élégance. Il suffit de fermer les yeux et de se laisser entraîner par ces mélodies chaleureuses que constituent Dream In Dream.
Brouillant les pistes entre le japonais, l’anglais et l’allemand, Saeko Killy réussit à manier la musique et la magie tout au long de Dream In Dream. Impossible de résister au charme des morceaux doucement oniriques et ludiques que sont « Yokoshima », « Jede Farbe » ou bien également « Slight Fever » frôlant de très près les couleurs city-pop et new-wave avec un léger soupçon indus pour plus d’originalité. Ajoutez cela avec « Kotoba no Kozui » et « Stay », et vous obtiendrez un Dream In Dream absolument voluptueux et ensorcelant qui permettra à Saeko Killy de frapper fort en ce début de printemps musical que l’on espère bien florissant.
Note: 8.5/10
