
A l’automne 2021, Choses Sauvages avait remporté tous les suffrages avec leur dernier album du nom de II (chroniqué ici). Une chose est sûre, c’est que le groupe montréalais continue de monter en puissance grâce à leur disco-rock psychédélique avec leur groove ensorcelant qui a ensorcelé plus d’un. Allons savoir ce qu’ils nous ont réservé pour leur troisième volet tant attendu.
Il suffit d’appuyer la touche Play pour se laisser emporter par le groove infectieux de Choses Sauvages qui fait effet sur l’énergique introduction nommée « Fixe ». Les synthés futuristes côtoient l’interprétation plus fougueuse de Félix Bélisle et qui auront de quoi démarrer en trombe avec les incisifs et irrésistibles « Incendie au paradis » qui ira tacler les méfaits de l’intelligence artificielle ou encore « Cours toujours » où ils brouillent les pistes entre post-punk, krautrock et new wave de la plus belle des manières.
Choses Sauvages affine avec brio ses compositions plus ensorcelantes que jamais où l’auditeur plonge immédiatement dans le cœur de ce troisième volet afin de créer une véritable connexion. Une connexion se fait au niveau des invités, à commencer par Comment Debord sur l’entraînant et explosif « Level-up à l’intérieur » mais également Lysandre qui apportera un peu de douceur avec le faussement nommé « Chaos initial » avant que le groupe montréalais réussisse à trouver les mots justes sur le monde actuel bien anxiogène. C’est notamment le cas lors des écoutes du dissonant « Deux assassins » critiquant l’hypocrisie de la cancel culture mais aussi du final expérimental du nom de « Big Bang » à mi-chemin entre krautrock et techno prouvant que les ambitions musicales de Choses Sauvages brillent de nouveau. Une réussite de plus, ma foi.
Note: 8/10
