
En l’espace de cinq albums, Half Asleep a su se faire une place confortable sur la scène musicale bruxelloise. Le projet de l’autrice-compositrice-interprète Valérie Leclercq avait atteint des sommets avec son précédent album nommé Subtitles For The Silent Versions il y a plus d’une décennie de cela maintenant avant de disparaître mystérieusement de la circulation. Il aura fallu attendre ce printemps pour avoir des nouvelles avec l’arrivée de son successeur tant attendu du nom de The minute hours l Les heures secondes.
Très vite, on ferme les yeux et on se laisse guider par les mélodies enchanteresses et dépaysantes de Half Asleep qui auront fait sa renommée. Le premier morceau se nomme « Meter » et on plonge dans une atmosphère solennelle et hypnotique où l’artiste bruxelloise brouille les pistes entre freak-folk et free-jazz avec beaucoup d’aisance avant de prendre de la hauteur avec les ensorcelants « The Liberator » et « Yes no maybe yes again again no » qui suivent avec cette esthétique DIY qui lui va à merveille et plante le décor de ce nouveau disque qui s’annonce dantesque.
The minute hours l Les heures secondes est un périple musical clair-obscur truffé d’arrangements colorés (autoharpe, flûte, shruti box, clarinette basse, saxophone baryton..) afin de mieux plonger son auditoire vers de nouvelles contrées. Il est question du temps intérieur qui existe entre les événements tout au long de ce sixième album contenant d’autres perles fascinantes comme « The Sun (is a blood disorder) » ou encore « Midnight seam » où les sonorités post-punk dignes des années 1980 et brésiliennes sont distillées harmonieusement. Half Asleep opte pour les atmosphères fortes notamment lors des écoutes de « God of the sink » ou encore de « Car sans heures ne puys » afin d’afficher au mieux son aspect exploratoire et fascinant de sa musique qui ne laissera une fois de plus personne indifférent.
Note: 7.5/10
