Gabriel Tur – Monade

La dernière fois que nous avions eu des nouvelles de Gabriel Tur, il fallait remonter à l’année 2022 avec son précédent EP nommé Ville en Feu (chroniqué ici). L’auteur-compositeur-interprète avait impressionné par cette odyssée musicale absolument prometteuse avant de naviguer vers des projets annexes. Cette année, l’heure est venue pour lui de revenir dans une nouvelle ère avec un premier long-format du nom de Monade.

Ici, Gabriel Tur viendra raconter l’histoire d’un chevalier prisonnier de son armure qui viendra s’interroger de nouveau sur sa masculinité par cette quête bien audacieuse. L’heure est venue pour notre protagoniste de se remettre en question (il avait besoin de s’asseoir 30 sec… TA GUEULE !) et de se lancer dans une introspection vibrante démarrant avec un fil narratif amorcé par Noémie Schmidt. Monade prend son envol à travers des compositions psychédéliques à l’image de « La Prise de Conscience » ainsi que de « Le Château (Ouin Ouin) » et « Le Ménestrel Éternel » qui sauront nous interpeller sans tomber dans la démagogie actuelle.

Petit à petit, Monade étonne par ces écrins de lucidité dans ce périple placé sous le signe de la déconstruction. Et c’est sans compter sur des moments plus électriques tels que « Seum Sublime » ou encore « Le Garçon Tragédie II » et « Mona Mona » où Gabriel Tur éveille les consciences. Dans ce périple interviennent également Inès Damaris qui fait la paire sur le bien-nommé « Macho » ainsi qu’Etienne Jaumet sur le vibrant « Les Roseaux » et Thomas Delpérié sur « Outro Habiter L’Orage » étrangement rythmés.

Cette déconstruction musicale de Gabriel Tur est plus qu’épique avec ce Monade nous invitant à s’interroger sur notre propre masculinité sans fioritures. Et beaucoup devraient en prendre de la graine, pas vrai ?

Note: 7.5/10